Symboles religieux interdits à l’école

A partir de la rentrée scolaire prochaine, les symboles religieux seront interdits dans les établissements d’enseignement de la Communauté flamande. C’est ce qu’a décidé le conseil d’administration de ce réseau.

Cette interdiction générale avait déjà été décidée il y a trois ans mais quatre personnes avaient introduit un recours auprès du Conseil d’Etat. Finalement leur plainte a été rejeté parce que les intéressés ne pouvaient pas prouver que leurs intérêts avaient été lésés.

Le conseil d’administration du réseau d’enseignement communautaire a donc décidé une interdiction générale. Une circulaire sera envoyée aux écoles, une période de transition sera toutefois instaurée.

L’interdiction prévoit que personne ne pourra porter le foulard, ni la kippa, ni le turban. La mesure s’appliquera aussi bien aux élèves qu’aux enseignants et aux autres membres du personnel. La seule exception prévue concerne les cours de religion et les activités qui y sont liées.

"Nous voulons que le pluralisme et l’ouverture soient possibles dans nos écoles, c’est la raison pour laquelle nous avons instauré cette interdiction", a déclaré Raymonda Verdyck, l’administratrice déléguée de l’enseignement de la Communauté flamande.

"Il y avait énormément de tensions au sein des écoles. L’accent n’était plus mis sur la fréquentation ou le cursus scolaire mais de nombreux débats au sein de l’école tournaient autour des questions religieuses et philosophiques. Lorsque les symboles religieux auront disparu nous espérons que l’on pourra à nouveau parler d’ouverture et d’égalité".

Plus de 80% des écoles du réseau de la Communauté ont déjà instauré une interdiction des signes religieux.

Cette interdiction ne sera pas en vigueur dans l'enseignement catholique ni dans l'enseignement communal.

Les organisations de lycéens déçues

La coupole flamande des organisations de  lycéens se dit déçue par cette interdiction générale du port de signes religieux et regrette que les élèves et leurs parents n'aient pas été associés à cette décision. Selon les organisations de lycéens il faut laisser une place plus grande à la diversité dans  l'école.