10.000 fonctionnaires en colère à Bruxelles

Entre 7.000 et 10.000 fonctionnaires publics ont dénoncé la politique de leur secrétaire d'Etat, Hendrik Bogaert (CD&V), jeudi, dans les rues de Bruxelles. Les organisations syndicales, en front commun, critiquent "la réduction drastique et aveugle des effectifs et des moyens", dans les services publics.

Plus d'un an après l'entrée en fonction du secrétaire d'Etat, les syndicats ont attribué un 'insuffisant' à l'évaluation d’Hendrik Bogaert.

Les syndicats s'opposent notamment à la mise en place d'une nouvelle grille unique de rémunération pour toutes les prestations exceptionnelles et à la suppression du système des formations certifiées. "Cette suppression lésera gravement de nombreux agents tant dans l'évolution de leur carrière que sous les aspects pécuniaires", soulignent les organisations syndicales du SPF Finances dans un communiqué.

Le cortège de manifestants s'est dispersé peu avant midi.
Les institutions publiques fédérales emploient environ 80.000 personnes (65.000 équivalents temps plein), selon une source syndicale.

"Je veux redonner la fierté aux fonctionnaires"

"Je veux que l'on respecte à nouveau les fonctionnaires, mais pour cela, il faut que je mène des réformes. Un taux d'absentéisme de 22% est inacceptable", a déclaré le secrétaire d'Etat à la Fonction publique.

"Si l'on amène de nouveaux éléments à la table de discussion, j'y prêterai une oreille attentive", a poursuivi Hendrik Bogaert.

"Mais ce que je veux surtout faire, c'est redonner la fierté aux fonctionnaires et le respect de la société. Chaque année, j'entends la même chose lors des repas de Noël: 'Vous avez un bon salaire, une belle pension, mais qu'est-ce que vous faites pour nous exactement? ' Et bien, je trouve que les fonctionnaires en font beaucoup, que ce soient l'institutrice, l'éboueur ou l'agent de police, et qu'ils font beaucoup pour la société. Mais nos fonctionnaires ont perdu une partie du respect de la société, et je veux la leur rendre. Mais je n'ai aucune chance d'y arriver si certaines situations d'urgence continuent à exister. Je fais notamment référence à l'absentéisme. Dans certaines prisons, ce taux atteint 15 à 22%, c'est inacceptable."