La ville de Gand rejette le terme "allochtone"

La ville de Gand (Flandre orientale) va supprimer le mot « allochtone » de son accord de majorité et de son usage quotidien. Dorénavant, les citoyens d’origine étrangère seront dénommés de façon plus précise. Un geste symbolique, décidé dans un souci de meilleure intégration.

"Autrefois, on utilisait les termes migrant ou étranger, maintenant on parle d’allochtone. Cela stigmatise les personnes concernées", estime l’échevin gantois chargé de l’Egalité des chances, Resul Tapmaz (SP.A, photo principale).

Le terme "allochtone" disparaîtra donc de l’accord de majorité à Gand - dans lequel il revient 15 fois - et de l’usage quotidien dans la ville. Selon Tapmaz, il s’agit là du début d’une nouvelle politique d’intégration. Le mot proscrit sera remplacé par des termes comme "minorités ethniques ou culturelles", ou "Turques gantois, Marocains gantois", ou encore "primo-arrivants".

"Au fond, cela ne change rien à l’accord. Nous nous attaquerons de la même manière aux problèmes", précise l’échevin gantois. "Ce n’est pas parce que l’on n’utilise plus tel mot que les questions d’intégration et de société sont résolues". Le collège des bourgmestre et échevins doit approuver cette mesure la semaine prochaine.

Selon Resul Tapmaz, les citoyens d’origine étrangère demandent eux-mêmes la suppression du mot "allochtone". "On le remarque dans la rue, les Gantois d’autres origines ne sont pas contents de cette étiquette. Ils se sentent Gantois, pas allochtones".