"C'est tout un secteur qui va payer la note"

Piet Vanthemsche, le président du Boerenbond redoute que la confiance des consommateurs ne soit affectée suite à la fraude à la viande de cheval vendue pour du boeuf.
AP2013

Pour Piet Vanthemsche il faut rechercher ce qui n’a pas fonctionné.  "Comment une telle fraude a-t-elle été possible ? Pourquoi les contrôles n’ont-ils pas fonctionné. Après une telle analyse il faut que notre système de contrôle de la viande devienne parfaitement hermétique" a ajouté le président de l'organisation d'agriculteurs flamands.

Même si la Belgique n’est pas impliqué dans ce scandale, cette fraude à la viande de cheval représente un coup dur pour le secteur agroalimentaire dans notre pays » ajoute Piet Vanthemsche (photo).

"La confiance des consommateurs est affectée. Et la confiance c’est quelque chose qui se gagne difficilement mais qui se perd très facilement. L’ensemble du secteur va à présent payer la note pour les dommages provoqués par quelques fraudeurs".

Une dizaine de pays européens sont touchés à des degrés divers par le scandale de la viande de cheval vendue pour du bœuf.
Le gouvernement français a révélé l'existence d'une filière passant par cinq pays au moins: France, Luxembourg, Roumanie, Pays-Bas, Chypre. L'affaire porterait sur 750 tonnes de viande pour plus de 4,5 millions de plats cuisinés vendus dans 13 pays européens.
 

Des milliers de tests dans l’Union européenne

Les Etats européens vont procéder à plusieurs milliers de tests sur des plats censés être préparés à base de boeuf pour vérifier s'ils contiennent du cheval alors que le scandale s'étend à de nouveaux pays et que la société française Spanghero, mise en cause par Paris, clame son innocence.
Les 27 Etats membres de l'UE se sont mis d'accord vendredi pour procéder à environ 2.250 tests. De 10 à 150 tests sont prévus dans chaque pays, principalement au niveau des distributeurs, sur des produits alimentaires destinés aux consommateurs.