Un Belge veut aller vivre sur Mars

Le Belge Henri Jacquemain, âgé de 32 ans, s’est officiellement porté candidat pour devenir le premier astronaute à fouler le sol rouge de la planète Mars. C’est ce que révèle le quotidien Het Laatste Nieuws.

"Certains pensent sûrement que je suis fou. Mais un jour, des gens iront quand-même vivre sur Mars, alors pourquoi pas moi ?", déclare Henri Jacquemain, père de deux enfants.

L’homme s’est récemment présenté à l’organisation néerlandaise Mars One. Cette dernière compte envoyer en septembre 2022 deux hommes et deux femmes dans l’espace afin de s’installer, après sept mois de vol, sur la planète rouge. Par la suite, l’organisation désire envoyer deux personnes supplémentaires tous les deux ans.

Inutile de préciser que l’épouse de l’aventurier belge n’a pas spécialement apprécié l’initiative de son astronaute de mari. Ce dernier a toutefois fini par la convaincre. "Je resterais en contact avec elle et les enfants via internet", a-t-il déclaré.

"Il serait plus réaliste de vivre sur la lune"

Le directeur de l’observatoire Urania, Marc Van De Broeck, a émis de sérieux doutes quant à l’ambition du jeune homme. "La planète sera à terme habitable, mais ce sera le cas dans plusieurs milliers d’années".

Sur les ondes de Radio 2 (VRT), Van Den Broeck a indiqué que les candidats sous-estimaient les difficultés auxquelles ils devront faire face. "Ces gens peuvent déclarer aujourd’hui vouloir le faire mais y parviendront-ils ? ", se demande le directeur de l’observatoire, soulignant que les astronautes professionnels avaient eux-mêmes déjà du mal à rester six mois dans l’espace.

Ces candidats auraient par ailleurs de grandes difficultés à communiquer avec la terre. "La distance entre la terre et Mars est de 50 millions de kilomètres, ce qui ralentit fortement la communication", souligne-t-il. Sur place, ces personnes devront en outre  vivre dans d’étroites capsules et ne pourront sortir qu’habillés de lourdes combinaisons.

"Il serait plus réaliste de d’accomplir un tel projet sur la lune, car le temps de vol est beaucoup plus court et qu'il est plus facile de revenir sur terre", conclut Marc Van Den Broeck.