Les parents campent à nouveau devant les écoles

Les inscriptions en vue de la prochaine rentrée scolaire ont débuté ce vendredi en Flandre. Alors que dans de nombreuses grandes villes les parents campent devant les écoles pour assurer la place de leur enfant dans un établissement de leur choix, le phénomène semble à présent toucher les plus petites villes.

Au collège Sint-Gummarus de Lier (province d’Anvers), 25 personnes campaient déjà devant l’établissement alors que seules 23 places sont disponibles en première maternelle. L'école a toutefois permis aux parents de s’installer dans le hall d’entrée.

"Ma belle-mère est là depuis hier après-midi", explique un père sur place. "Apparemment nous ne sommes pas les premiers ni les seuls à avoir eu cette idée".

A Lier, deux élèves ne sont pas parvenus à obtenir une place. Selon le directeur de l’établissement, Marcel Ooms, leurs parents ne doivent toutefois pas perdre espoir. "Il m’est difficile de refuser une place à ces gens. Mais sur les 70 enfants, certains parents déménageront sans doute, ce qui laisse une chance aux autres d’avoir finalement une place", souligne-t-il.

Un financement supplémentaire jugé insuffisant

Fin janvier, le débat faisait rage au sein du Parlement flamand. Tous les partis demandent en effet à ce que des moyens supplémentaires soient dégagés pour l’enseignement. Alors que le ministre de tutelle, Pascal Smet (SP.A) a déjà débloqué une somme supplémentaire en vue de l’augmentation de la capacité d’accueil des écoles flamandes, le mécontentement reste de mise, les partis estimant que ces mesures ne sont pas suffisantes.

Le manque de places touche principalement les villes d’Anvers, Gand et Bruxelles qui font face à une importante croissance de la population. Sur les 30 millions d’euros supplémentaires accordés par le gouvernement flamand, 20 millions ont été attribués à Anvers. Les villes de Gand et Bruxelles ont chacune obtenu 6 millions d’euros alors que Asse et Denderleeuw ont respectivement bénéficié de 5 et 2 millions d’euros.

Il semble que les moyens débloqués ne soient toutefois pas suffisants, de nombreux parents étant cette année encore obligés de camper devant une école pour assurer une place à leur enfant.