Rompre le secret médical pour dénoncer la violence domestique

Depuis ce 1 mars, les médecins comme les policiers et les avocats ont désormais la possibilité de rompre le secret professionnel pour dénoncer des faits de violence domestique. Le gouvernement a voulu modifier la législation afin de mieux lutter contre ce fléau qui touche une femme sur sept.

Auparavant le secret professionnel ne pouvait être rompu que lorsque l’intégrité psychique ou physique de mineurs était menacée. A présent le médecin pourra dénoncer certains faits au parquet même contre la volonté du patient. . Les psychologues et assistants sociaux peuvent également rompre ce secret professionnel, dans certaines circonstances. - L’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes se réjouit de cette modification législative.

Le droit de parole est maintenant étendu au groupe-cible spécifique de la violence entre partenaires, et peut également être utilisé à titre préventif, notamment pour protéger une autre victime qui appartient à l’une de ces catégories.

L’Institut se réjouit de cet élargissement, explique Michel Pasteel, Directeur de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes. Il s’agit là d’un nouvel instrument de protection des victimes de violences entre partenaires, mais aussi d’un signal important en faveur de l’élargissement de la collaboration multidisciplinaire dans le cadre de la lutte contre la violence entre partenaires”.

En Belgique, une femme sur sept est victime de violence conjugale. Seule une petite minorité des victimes ose ou désire porter plainte.