Un effort budgétaire de 2,8 milliards d’euros

Le gouvernement fédéral doit trouver pas moins de 2,8 milliards d’euros afin de respecter l’objectif d’un déficit maximum de 2,15% du PIB. C’est ce qui ressort du rapport du Comité de monitoring, composé de hauts fonctionnaires. Pour le vice-premier ministre Johan Vande Lanotte (SP.A), le problème concerne principalement les communes.

Le Comité de monitoring a remis hier soir son rapport sur l’exécution du budget 2013 au ministre en charge, Olivier Chastel (MR). Il annonce qu’un effort de 2,8 milliards devra être réalisé pour respecter l'objectif d'un déficit maximum de 2.15% du PIB, le solde de financement s'étant détérioré de 2,2 milliards pour le pouvoir fédéral et de 600 millions pour la sécurité sociale, indique le ministre du Budget.

Un groupe de travail "Dépenses primaires" a passé en revue ces trois derniers jours les crédits des différents départements ainsi que la procédure de prudence budgétaire pour 2013. Le rapport de ce groupe alimentera les discussions du contrôle budgétaire en matière de dépenses, précise encore Olivier Chastel.

Un effort devra également être réalisé au niveau des Régions, des Communautés et des communes, même si le Comité n’a pas publié de chiffres à ce sujet.

"Les communes ont un grand problème"

"Nous devons atteindre un équilibre budgétaire sans pour autant tuer l’économie", a souligné le vice-premier ministre, Johan Vande Lanotte lors de l’émission Terzake (VRT). "Nous ne pouvons pas abandonner la discipline budgétaire".

"Les discussions avec les communes nécessiteront énormément de temps car elles font face à un énorme problème", souligne Vande Lanotte. "Une partie non négligeable du déficit est lié aux communes. Leur solde a gravement empiré".

Les partis flamands de la majorité pour des mesures structurelles

Lors de la séance parlementaire de jeudi, la présidente de l'Open Vld Gwendolyn Rutten et les députés CD&V et sp.a Jenne De Potter et Karin Temmerman ont tous plaidé, avec des nuances, pour des mesures structurelles.

De telles mesures sont indispensables et cruciales ont dit M. De Potter et Mme Rutten. Cette dernière a précisé que de telles mesures devaient aussi être prises dans le secteur de la sécurité sociale. Mme Temmerman a parlé de mesures structurelles qui doivent toutefois rester sociales.

En réponse à ces interpellations, le Premier ministre Elio Di Rupo a rappelé que le gouvernement tentait de mener "une politique rigoureuse mais juste". Il est toutefois resté peu précis sur l’agenda des prochaines négociations budgétaires.