Moins de régularisations pour raison humanitaire

L’an dernier, 4.412 réfugiés qui se trouvaient en séjour illégal en Belgique ont été régularisés pour des raisons médicales ou humanitaires. C’est nettement moins que la moyenne des dernières années, et surtout qu’en 2010. Les procédures pour l’octroi d’un titre de séjour ont en effet été rendues plus strictes.

Depuis 2005, on recensait en moyenne 10.000 régularisations de sans-papiers tous les ans en Belgique. En 2009 et 2010, ce chiffre explosa pour atteindre un total de 24.000 octrois de titres de séjour, à la suite d’une campagne unique de régularisation. L’an dernier, au contraire, le nombre de titres de séjour accordés est retombé à 4.412, soit moins de la moitié de la moyenne de ces dernières années.

En cause, l’introduction de critères plus sévères pour les régularisations par le gouvernement d’Elio Di Rupo et en particulier la Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Maggie De Block (Open VLD, photo). Ces changements ont eu lieu après des années de stagnation dans le domaine.

Sur base des derniers chiffres de l’Office des Etrangers, les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad constatent une nette diminution du nombre de régularisations pour des raisons médicales ou humanitaires. La Secrétaire d’Etat De Block avait cependant déjà indiqué par le passé que de nombreux abus étaient commis pour favoriser l’obtention d’un permis de séjour sur base humanitaire ou médicale. En principe, seuls les réfugiés qui sont atteints d’une maladie qui met leurs jours en danger peuvent encore bénéficier d’une régularisation.

Sur les 4.412 réfugiés qui ont été régularisés l’an dernier, moins de la moitié ont obtenu un titre de séjour définitif. Les autres se sont vu accorder un permis provisoire, limité en général à un an.

Mais les changements semblent également plus profonds, car le nombre de demandes de régularisations adressées à la Belgique ont également diminué. Alors qu’au début de l’an dernier, on notait 1.700 demandes de régularisation par mois, ce chiffre était passé à 1.100 demandes mensuelles en fin d’année dernière.