Le gouvernement flamand réclame 17,4 millions d’euros à GM

Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a annoncé mercredi soir à la VRT que son gouvernement veut se voir rembourser l’aide versée dans le passé au constructeur automobile américain General Motors en vue du développement de l’usine Opel à Anvers. La multinationale a cependant fermé l’usine anversoise fin 2010.

Après la fermeture de l’usine d’assemblage Opel à Anvers, fin 2010, le gouvernement flamand avait déjà annoncé son intention d’étudier s’il pouvait exiger de récupérer les 17,4 millions d’euros d’aide qu’il avait versé à General Motors en vue du développement de l’usine. Cette aide était en effet liée au maintien de l’emploi dans l’usine anversoise.

L’enquête à ce sujet vient d’être terminée. Le gouvernement flamand veut donc passer à l’action. « Cinq dossiers ont été identifiés, pour un montant total de 20,4 millions d’euros d’aides apportées. Parmi ceux-ci, il y a certainement trois dossiers pour un montant total de 17,5 millions d’euros qui peuvent faire l’objet d’une action en justice », expliquait Kris Peeters (photo) dans l’émission « Villa Politica ».

Le ministre-président a indiqué qu’une réquisition pour le remboursement de cette aide était en préparation. Si les millions d’euros lui sont effectivement remboursés par General Motors, le gouvernement flamand prévoit de les réinvestir dans l’emploi autour de l’ancienne fabrique d’Opel à Anvers.

Et puis les autorités flamandes sont encore toujours en discussion avec General Motors à propos de la vente du site de l’ancienne usine d’assemblage d’Opel. Une vente pour laquelle le port anversois dispose d’un droit de préemption. Selon Kris Peeters, le but du gouvernement flamand reste en premier lieu d’utiliser le terrain « pour une industrie de production avec un haut degré d’emploi ».