Turnhout combat activement le harcèlement scolaire

A partir du mois de mai prochain, la ville de Turnhout (en province anversoise) aura un "observateur" chargé d’intervenir lorsque des jeunes sont victimes de harcèlement psychologique ou moral hors de l’enceinte de leur école.

La ville de Turnhout possède depuis environ 18 mois un groupe de travail qui réfléchit et agit autour du thème du harcèlement, et notamment le harcèlement psychologique en milieu scolaire. Des représentants des écoles, du secteur des soins de santé et de la police font partie de cette initiative.

Alors que le problème du harcèlement moral ou psychologique dans les écoles est déjà connu et combattu de plus longue date, dans nombre de villes en Flandre, il est apparu ces dernières années que les victimes de ce type de harcèlement sont souvent aussi poursuivies par leurs agresseurs en dehors de leur établissement scolaire.

On se souviendra notamment du cas d’une fillette de 13 ans maltraitée à la gare de Roulers (photo), pendant l’été 2012, par des élèves de sa propre école, qui avaient ensuite même placé sur YouTube les faits qu’ils avaient filmés. L’affaire avait pris beaucoup d’ampleur lorsque les agresseurs s’étaient ensuite vu adresser des messages de menace.

« Environ 11% des écoliers admettent avoir été victimes un jour de harcèlement en dehors des murs de leur école. Les faits se déroulent le plus souvent à un arrêt de bus ou dans un endroit isolé », indiquait Bob Raets, fonctionnaire à la prévention à Turnhout, au micro de Radio 2 Anvers (VRT). « Nous voulons confier à un jeune la tâche de prendre contact avec les écoliers et d’informer sur des cas éventuels de harcèlement les services spécialisés, qui pourront prendre le relais ».