En 2012, un jeune sur trois a perdu son emploi

Les jeunes sont les premières victimes en période de crise économique. L’année dernière en Belgique, un jeune sur trois s’est retrouvé sans emploi après un licenciement ou encore à la suite de la non prolongation d’un contrat. C’est ce qui ressort d’une étude du secrétariat social Securex publiée ce mercredi par le quotidien De Morgen. D’après des chiffres révélés par la députée flamande SP.A Güler Turan, seul un jeune chômeur flamand sur quatre est en outre soutenu dans sa recherche d’emploi.

En 2012, la rotation du personnel (turn-over) a diminué, mais en analysant les résultats de l’étude de Securex, on constate que les jeunes forment le groupe le plus touché par des licenciements. L’année dernière, 36% des moins de 30 ans ont ainsi été remerciés. C’est près de 5% de plus que l’année dernière.

La majorité des jeunes souffre d’un manque d’expérience professionnelle. Ils sont par ailleurs plus souvent amenés à travailler sous contrat à durée déterminée, un contrat qui, en période de crise, est rarement prolongé. Selon le quotidien De Morgen qui a publié les chiffres de l’étude, tout porte à croire que la situation a encore empiré depuis.

Seul un jeune chômeur sur quatre est encadré en Flandre

D’après des chiffres révélés par la député flamande SP.A Güler Turan (photo), publiés hier dans le quotidien De Standaard, 10.447 jeunes chômeurs flamands sont accompagnés par les autorités flamandes dans le cadre des différentes trajectoires offertes. Au total, 44.878 jeunes de moins de 25 ans sont à la recherche d’emploi en Flandre. Seul un jeune chômeur flamand sur quatre est donc soutenu dans sa recherche d’emploi.

La député socialiste flamande a dans ce cadre tiré la sonnette d’alarme, et interpellé le ministre flamand de l’Emploi Philippe Muyters (N-VA) sur les mesures du gouvernement flamand impliquant un accompagnement longue durée des chercheurs d’emploi. Les politiques d'aides à l'emploi peuvent prendre différentes formes, comme par exemple la prestation de stages, de formations, ou encore l’accompagnement individuel.

La situation est encore plus alarmante dans les grandes villes. "A Anvers par exemple, pas moins de 14.879 jeunes chômeurs sont inscrits, dont 30% d’origine étrangère. En fait, les problèmes sont bien plus importants. De nombreux jeunes ne sont pas inscrits à l’office de l’emploi (VDAB), et ce groupe n’est donc pas inclus dans les statistiques", souligne Güler Turan. Pour cette dernière, le gouvernement flamand doit réorganiser ses priorités afin d’atteindre à terme la totalité des jeunes demandeurs d’emploi. Cela permettrait à la Flandre de mettre en place le principe de garantie pour les jeunes adoptée récemment au niveau européen.