La Belgique manque cruellement d’ingénieurs

Quelque 5.000 postes d'ingénieurs sont toujours vacants en Belgique, révèle le baromètre des ingénieurs 2013 édité par USG Innotiv Engineering et publié mercredi à l'occasion de la "Journée de l'Ingénieur". L'étude souligne également que certains candidats à l'emploi ne disposent pas des compétences techniques ou professionnelles requises. USG Innotiv Engineering plaide donc pour que les entreprises "fassent des compromis" et "misent" sur le potentiel des candidats en les formant.

La pénurie d'ingénieurs reste croissante, constate le baromètre établi sur base d'une enquête menée auprès de plus de 2.000 personnes, dont 200 entreprises, 1.220 professionnels et 700 étudiants. Parmi les postes vacants enregistrés en 2012, seul un tiers a trouvé preneur.

Il existe d'ailleurs "un fossé" entre les compétences des demandeurs d'emploi et celles attendues par l'entreprise "pour avoir rapidement une personne fonctionnelle", constate le baromètre. Selon l'enquête, 30% des recrutements ne répondent pas au profil idéal.

Plus de neuf entreprises sur dix (94%) pensent également que cette pénurie va persister, voire augmenter. D'après les résultats du baromètre, 21% des ingénieurs ne sont d'ailleurs pas satisfaits de leur travail actuel, incriminant notamment le contenu de la fonction, le manque d'opportunités de développement de carrière ou encore le salaire insuffisant.

Face à ces constats, USG Innotiv Engineering plaide pour que les entreprises "fassent des compromis sur les compétences des candidats et misent sur leur potentiel en les formant à l'interne". "Tant les compétences techniques que les compétences professionnelles peuvent évoluer grâce à un parcours de coaching et de formation", indique l'éditeur du baromètre.