Double tunnel sous la place Meiser à Bruxelles

Un double tunnel va être aménagé sous la place Meiser, dans la commune bruxelloise de Schaerbeek, afin de désengorger ce rond-point connu pour être l’un des points noirs du trafic dans le nord de la capitale. Les travaux, qui devraient débuter en 2019, coûteront au total environ 250 millions d’euros.

Hier, le gouvernement bruxellois a donné son feu vert de principe à la construction d'un tunnel double pour les tramways et les voitures. A l’origine, quatre options lui était proposé pour résoudre l'équation de ce lieu surnommé 'place misère' par de nombreux habitants: un tunnel pour les seuls transports en commun avec une station de semi-métro, un tunnel pour les seules voitures, le maintien de tout le trafic en surface; et un tunnel double pour les transports en commun et pour les voitures.

Sur foi des résultat des études préalables de ces différentes pistes, il a finalement choisi la dernière option. Celle-ci aura un prix: 224 millions d'euros hors réaménagement de la place Meiser en surface (de 25 à 30 millions d'euros).

Selon la ministre bruxelloise des travaux publics et des transports Brigitte Grouwels (photo), les grands bénéficiaires de l'opération seront les riverains et les usagers faibles, en surface; ainsi que les usagers des transports en commun des lignes 7, 25 et 62 qui gagneront en moyenne 2,4 minutes au franchissement de ce croisement de pas moins de sept axes de circulation parfois doubles.

"A l’heure actuelle, trois lignes de trams passent par la place Meiser, se croisent, et se retrouvent souvent bloqués par le trafic. Deux de ces trois lignes passeront à l’avenir sous terre", a précisé la ministre CD&V sur Radio 2 Brabant flamand (VRT).

Le tunnel voué à la circulation des voitures sera à double sens et permettra de relier le boulevard Reyers et l’avenue Léopold III. "C’est une bonne nouvelle pour les quartiers avoisinants qui comptent de très nombreux habitants", estime Brigitte Grouwels.

Le gouvernement bruxellois va transmettre ses conclusions à Beliris, l'organe charge de gérer les dossiers inscrits dans le cadre de l'accord de coopération avec le gouvernement fédéral. Beliris gérerait l'opération. Selon la ministre Grouwels, les travaux devraient démarrer en 2019 et durer trois ans.