Une task force sur les jeunes Belges en Syrie

La ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet (CDH), a mis sur pied une task force chargée d’examiner la problématique des 50 à 80 jeunes Belges qui sont partis se battre en Syrie, aux côtés de l’opposition au régime du président Bachar al-Assad. Une réunion est prévue lundi, notamment avec des représentants de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace, de la Sûreté de l’Etat, du parquet fédéral, du centre de crise et de la police. Les services de renseignement de l’armée sont également associés à la task force, a précisé la ministre.

La décision de créer une task force a été prise vendredi, à la suite d’informations parues dans la presse ces derniers temps et concernant des jeunes Belges convertis qui sont partis se battre en Syrie à l’injonction du groupuscule Sharia4Belgium, désormais démantelé. Il y aurait entre 50 et 80 jeunes dans ce cas actuellement.

La plate-forme mise sur pied par la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet (photo) devrait élaborer une stratégie pour empêcher que davantage de jeunes gens ne se rendent en Syrie, pour suivre de près la situation et voir comment faire pour rapatrier les jeunes Belges qui sont déjà en Syrie. Certains auraient signifié à leur famille qu’ils ne parviennent plus à rentrer en Belgique, privés de tous leurs documents d’identité.

Une réunion est prévue lundi matin, en présence de représentants de l’Organe de coordination pour l’analyse et la menace (OCAM), de la Sûreté de l’Etat, du parquet fédéral, du centre de crise et de la police. La ministre de l’Intérieur a également précisé que le Service général du renseignement et de la sécurité de l’armée belge participe aux travaux de la task force.

Joëlle Milquet affirme d’autre part qu’elle n’envisage pas de créer des lois spéciales pour punir les jeunes combattants. Le mois dernier, la loi contre le terrorisme a par contre été élargie, ce qui pourrait permettre de poursuivre des jeunes qui vont combattre avec des groupes terroristes.