La famille d’un combattant flamand en Syrie porte plainte

La famille d’un jeune Flamand de 19 ans, converti au salafisme et parti combattre en Syrie, a déposé plainte contre X. Ses mère, tante et soeur ont donné une conférence de presse aux côtés de Filip De Winter, le leader du parti flamand d’extrême droite Vlaams Belang. Ce dernier a déclaré que les autorités avaient du sang sur les mains.

Selon la famille du jeune homme d’origine anversoise, le garçon de 19 ans entretenait de multiples contacts avec l’organisation radicale Sharia4Belgium. "Nous n’étions pas opposés à sa conversion, mais il semble qu’il s’agissait là d’un foyer de radicalisme", a déclaré la tante du jeune homme.

"Nous voulons que ces enrôlements s’arrêtent", a ajouté sa sœur lors de la conférence de presse. La famille espère faire condamner les personnes responsables de l'endoctrinement du jeune homme, qui n'a plus donné signe de vie depuis des mois, a expliqué sa tante. La plainte se fonde d'une part sur la loi interdisant les milices privées et de l'autre sur un traité international relatif aux mercenaires.

La démarche est aussi politique. La famille assure vouloir éviter à d'autres de connaître cette situation. Elle affirme s’être ralliée au Vlaams Belang à défaut d’avoir trouvé une oreille ailleurs. La famille souscrit ainsi aux mesures proposés par Filip De Winter pour lutter contre l'endoctrinement, comme la fermeture de mosquées où sont véhiculées des idées extrémistes, l'expulsion des leaders radicaux et l'accompagnement des jeunes.

L’avocat de la famille a déjà maintes fois eu le Vlaams Belang pour client. "Le parquet doit à présent enquêter sur les preuves que nous avons rassemblées", a-t-il souligné.

"Ces jeunes sont victimes de lavage de cerveau. C’est la conséquence de l’approche laxiste de notre pays envers l’islam radical. Les autorités ont du sang sur les mains", a conclu le leader du Vlaams Belang, Filip Dewinter.

Les musulmans progressistes pour un discours clair

Les musulmans progressistes de Belgique demandent que les mosquées de Belgique se positionnent clairement par rapport aux discours sectaires qui incitent certains jeunes Belges à partir combattre en Syrie aux côtés des rebelles s'opposant au régime du président Assad.

Plusieurs dizaines de jeunes Belges sont actuellement en Syrie pour combattre aux côtés des rebelles. "Ces jeunes dans le désarroi vont chercher des réponses à leurs questions auprès de groupes sectaires", dénonce Fouad Benyekhlef. "Leur endoctrinement et cette volonté incompréhensible de mourir au combat doivent nous inquiéter. Il faut un contre-discours des autorités religieuses reconnues en Belgique pour prévenir ce type de départ vers la Syrie."

Les musulmans progressistes demandent également à l'Etat belge d'encadrer ces jeunes à leur retour car ils représentent "un danger pour les musulmans et la Belgique", a déclaré jeudi son président, Fouad Benyekhlef, à l'agence Belga. Le gouvernement doit aussi "mener un vrai travail sur l'islamophobie qui empêche aux musulmans de Belgique de s'émanciper", estime l'association.