Favoriser les femmes dans les universités flamandes

Les universités flamandes doivent prendre des mesures pour enrayer les inégalités entre les hommes et les femmes au sein de leur établissement. D’après des chiffres récents, seul un professeur d’université sur cinq est une femme. Les recteurs des universités flamandes vont devoir élaborer un plan d’action et présenter des mesures concrètes début 2014.

A l’heure actuelle, 23% du personnel académique en Flandre sont des femmes. En 2000, elles n’étaient que 14%. Pour la ministre flamande de la Recherche scientifique, Ingrid Lieten (SP.A), l’évolution est en cours, mais elle demeure insuffisante. "Si nous comparons notre situation avec le reste de l’Europe, nous sommes encore loin du compte. Malgré le fait qu’il y ait autant de filles que de garçons qui terminent leurs études dans nos universités, de nombreuses femmes n’accèdent pas au sommet des postes à pourvoir", souligne la ministre flamande.

Ingrid Lieten (photo) et le ministre flamand de l’Enseignement Pascal Smet (SP.A) ont ainsi demandé aux recteurs des universités de Louvain, Gand, Bruxelles, Anvers et Hasselt de présenter un plan d’action proposant des mesures concrètes. "Si nous laissons simplement l’évolution suivre son cours, il nous faudra attendre 70 années avant de voir autant de femmes que d’hommes professeurs. C’est beaucoup trop long, et c’est un gaspillage des talents féminins", a encore déclaré Ingrid Lieten.

Lors des prochaines années, de nombreux professeurs prendront leur retraite. La ministre flamande y voit l’occasion de les remplacer par des femmes.

Début 2014, les universités devront présenter aux ministres compétents les mesures concrètes de leur plan d’action. Elles seront en outre liées par une obligation de résultats. Notons qu’il existe déjà un quota pour les conseils d’administration, les conseils de recherche et le conseil de l’enseignement des universités. Au sein de ces conseils, un membre sur trois doit être une femme.