Cancellara devance Vanmarcke à Roubaix

Le Suisse Fabian Cancellara (RadioShack) s'est imposé dimanche dans la 111e édition de Paris-Roubaix (WorldTour) disputée sous un soleil printanier. Au terme des 254,5 km de l'épreuve dont 52,6 de pavés, disputés à vive allure, il a devancé au sprint son dernier compagnon d'échappée le Courtraisien Sep Vanmarcke (Blanco).Ce dernier s’est déclaré extrêmement déçu de l’issue de la course.

A moins de 15 kilomètres de l’arrivée, Cancellara et Vanmarcke filaient vers Roubaix en assurant chacun les relais. Le Bernois tenta encore de filer seul à 4 km de l'arrivée mais Vanmarcke ne se fit pas surprendre.

Le vainqueur du dernier Tour des Flandres réussit à se placer dans la roue de Vanmarcke, 24 ans, à l'entrée du vélodrome avant de le dépasser dans la dernière ligne droite et signer une victoire annoncée mais plus difficile que prévue. La 3e place est revenue à 31 secondes au Néerlandais Niki Terpstra (Omega Pharma-Quick Step).

Voilà vingt ans que la victoire sur le vélodrome de Roubaix ne s'était pas disputée dans un sprint à deux.

Comme la semaine dernière au Tour des Flandres, Fabian Cancellara succède au palmarès à Tom Boonen, absent cette année dans l'Enfer du Nord. Il réussit comme en 2010 le doublé Tour des Flandres-Paris-Roubaix, performance également réalisée en 2012 par Boonen.

Grand favori de la course, Cancellara s'était déjà imposée dans cette classique de légende en 2006 et 2010. Il signe à 32 ans son 84e succès professionnel. Il devient leader du WorldTour avec 351 points devant Peter Sagan (312) et Chris Porte (200).

Le classement des nations est toujours dominé par l'Espagne, devant désormais la Suisse, 2e, et la Belgique, 3e, qui a gagné 7 places à l'issue de la 10e épreuve du WorldTour.

Sep Vanmarcke : "je suis passé si près !"

"Plus on se rapprochait du vélodrome, plus je croyais en la victoire. Je savais que je pouvais réussir un bon final mais Fabian (Cancellara) était fort", a déclaré le Courtraisien après la course.

"L'objectif était d'arriver avec lui sur le vélodrome, ce n'était pas possible de le lâcher. Je devrais être fier de ce que j'ai fait, surtout après ces dernières semaines puisque j'ai failli être opéré après Tirreno-Adriatico. Mais je suis déçu, extrêmement déçu. Je suis passé si près !"