"Les épargnants belges ne doivent pas s'inquiéter"

Le ministre des Finances Koen Geens (CD&V) tient à rassurer les citoyens belges. "L’argent de leur épargne est la dernière option" envisagée en cas de sauvetage d'une banque. "Mais nous ne pouvons totalement l’exclure, car sinon les banques n’auront plus de raison d’être prudentes", a-t-il souligné dans une interview accordée à la VRT.

Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn veut faire contribuer les gros épargnants au sauvetage des banques en difficulté. Sa proposition concerne l’utilisation des avoirs d’épargne au-delà de 100.000 euros afin d’aider la résolution des défaillances bancaires.

Lundi dernier, le ministre belges des Finances Koen Geens (CD&V) avait déclaré ne pas juger cette proposition illogique. "Autrement, c’est le contribuable qui va devoir trinquer", avait-il précisé.

Dans une interview accordée à la VRT, Koen Geens a tenu à rassurer les grands épargnants. "Cette directive est l’un des multiples instruments élaborés par l’Union européenne pour le sauvetage des banques. L’objectif du gouvernement belge est toutefois de préserver le mieux possible les épargnants".

"Nous devons coûte que coûte rassurer la confiance des épargnants. Mais nous ne pouvons dire aux banques que nous allons continuer à payer leurs dettes, sinon les banques ne seront jamais exhortées à la prudence. Si vous dites à votre enfant que vous allez le soutenir financièrement jusqu’à la fin de sa vie, il ne tiendra jamais seul sur ses deux pieds", a déclaré Koen Geens.

"La garantie de 100.000 euros reste en place. Si une banque se retrouve en mauvaise posture, les actionnaires seront au premier plan, suivis éventuellement par les grands créanciers. Les épargnants viennent en dernier lieu, s’il n’y a vraiment plus aucun autre moyen d’agir", a précisé le ministre.