Grand concert des académies de musique bruxelloises

Le centre d’art Flagey (photo principale) accueille ce dimanche 28 avril la deuxième édition d’Academix. Les élèves des 28 académies de musique francophones et néerlandophones de la Région de Bruxelles-Capitale y donneront une vingtaine de concerts gratuits, de tous les genres musicaux. Une façon originale de prouver au public la diversité et la qualité de l’enseignement artistique en Belgique.

Née l’an dernier, la collaboration éducative et culturelle entre les académies de musique bruxelloises - un projet baptisé Academix - se veut une vitrine de l’enseignement artistique actuel. Quelque 400 professeurs veillent à la formation musicale de plus de 25.000 élèves dans les académies néerlandophones et francophones de la Région-Capitale.

Academix permettra ainsi - pour la deuxième fois, ce dimanche 28 avril - au public de voir, d’écouter et d’apprécier les meilleures formations. Mais c’est aussi l’occasion, pour les élèves eux-mêmes, de se mettre en valeur, dans des conditions de concert exceptionnelles. Entre 10h30 et 19h30, les élèves des 28 académies bruxelloises présenteront ensemble quelque 20 concerts d’une heure chacun.

De nombreux styles musicaux seront présentés : musique ancienne, classique et contemporaine, mais aussi du jazz, du folk, de la musique traditionnelle, ainsi que des chansons de variété, du pop ou du slam. Un répertoire qui illustre donc bien la diversité des cours donnés en académies depuis des années déjà. Quant aux formations instrumentales qui interprèteront ces musiques, elles sont tout aussi variées : du jeune soliste au double chœur de 150 musiciens, en passant par de petits ensembles de musique de chambre et par l’orchestre accompagnant une chorale.

Les interprètes auront entre 11 et 77 ans - puisque les académies de musique belges ne sont pas limitées aux enfants -, bien que la majorité des élèves avancés soient des adolescents, qui assureront une bonne partie de la programmation de dimanche. Toute cette semaine, les jeunes musiciens auront déjà répété activement leur programme de concerts. C’est aussi l’occasion pour eux de comparer leur niveau à celui d’élèves d’autres établissements de la capitale.

Trois initiateurs

Le projet Academix a vu le jour en 2012 à l’initiative, d’une part, des académies néerlandophones et de leur ministre de tutelle Pascal Smet, qui souhaitaient permettre aux grands ensembles des écoles (orchestres, chorales ou fanfares) de se produire dans des conditions idéales. Et d’autre part dans le prolongement des « Acafolies », organisées depuis 2004 par les académies de musique francophones.

Academix a réellement pu être concrétisé grâce à la participation du centre d’art Flagey (photo) et de son directeur Gilles Ledure. L’an dernier, lors de la première édition, 16 concerts rassemblant 750 élèves des 28 académies bruxelloises avaient été donnés à Flagey. L’événement avait attiré 2.000 spectateurs.

Academix: dimanche 28 avril 2013, de 10h30 à 19h30 au Flagey. Place Sainte Croix, à 1050 Ixelles.
Pour plus d’informations, consultez www.flagey.be

Accord communautaire pour Flagey

La ministre flamande de la Culture Joke Schauvliege (CD&V, photo), le ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel (Open VLD), la ministre wallonne de la Culture Fadila Laanan (PS) et le Ministre-président bruxellois Charles Picqué (PS) ont signé ce lundi l'accord-programme 2013-2016 de la Maison de la Culture Flagey, à Bruxelles.

C'est la première fois que les instances flamandes, bruxelloises et wallonnes signent ensemble un tel accord. Jusqu’à présent, un contrat de gestion différent avait été signé avec chaque instance. A côté de ces trois interlocuteurs, la commune d'Ixelles signera également, mais le budget qu'elle investira (200.000 euros vraisemblablement) devait encore être voté ce jeudi.

"Auparavant, nous avions quatre documents et quatre séries d'attentes différentes", explique le directeur général de Flagey, Gilles Ledure. De plus, il est inhabituel que l'accord assure une sécurité financière pendant quatre années. "L'accord prouve que la politique par-delà les frontières communautaires ne doit pas toujours s'accompagner de chamailleries", constate pour sa part Joke Schauvliege.

Charles Picqué admet, lui, qu'il n'a pas été simple de convaincre tous les niveaux de pouvoir qu'il fallait sauver Flagey, "mais nous avons montré que nous sommes capables de travailler ensemble et d'atteindre des objectifs concrets." Les trois gouvernements régionaux investiront chacun 600.000 euros dans le centre d’art.