Herman Dams reprend ses fonctions de procureur

Le procureur du roi d’Anvers Herman Dams a repris sa fonction ce matin. L’information a été confirmée par le parquet. Il y a deux mois, Herman Dams avait fait un pas de côté à la suite de l’affaire Jonathan Jacob, un jeune homme qui avait trouvé la mort après une intervention policière musclée.
BELGA/VERGULT

Jonathan Jacob, un jeune toxicomane de 26 ans, est décédé en 2010 dans une cellule du commissariat de Mortsel. Cet incident mortel avait été dévoilé dans un reportage de l’émission "Panorama", diffusé il y a deux mois par la chaîne télévisée Canvas (VRT).

L’information avait fait grand bruit, d’autant que le parquet semblait avoir fait des erreurs dans l’enquête sur la mort du jeune homme. D’aucuns accusaient par ailleurs la justice d’avoir voulu étouffer l’affaire.

Après avoir caché toute implication, Herman Dams avait fini par admettre qu’il avait reçu il y a trois ans un appel téléphonique concernant le jeune Jonathan Jacob. Une nouvelle enquête avait alors été ouverte. Plus tard, le procureur d’Anvers était toutefois revenu sur ses déclarations, expliquant qu’il s’était trompé d’affaire.

Mis sous pression, notamment par ses collaborateurs, Herman Dams avait finalement décidé de faire un pas de côté, léguant temporairement la gestion quotidienne du Parquet au premier substitut. Le Conseil supérieur de la Justice a par ailleurs lancé une enquête spéciale sur le fonctionnement de la justice anversoise dans cette affaire.

Ce mercredi, le parquet d’Anvers a indiqué dans un communiqué qu’Herman Dams avait repris ses fonctions car "aucun devoir d'enquête n'a pour le moment été dirigé contre sa personne" et "en raison des nécessités du service". Herman Dams espère "que l’enquête sur le supposé faux en écriture pourra être achevée en toute sérénité".

Pour rappel, les parents de Jonathan Jacob ont porté plainte pour faux en écriture. Selon eux, un document crucial a disparu du dossier. Le papier mentionnait le nom de la personne qui a donné l’ordre d’injecter un calmant au détenu, une injection qui sera suivie de la mort du jeune homme quelques minutes plus tard.