"Les fonctionnaires libres du choix de leur langue"

Il y a quelques jours, un article paru dans le journal des fonctionnaires "Dertien" indiquait que les fonctionnaires flamands actifs à titre professionnel sur le réseau social Twitter ne pouvaient gazouiller qu’en néerlandais. L’information avait suscité de nombreuses réactions. Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a dans ce cadre tenu à clarifier la situation. "L'emploi du néerlandais n'est requis des fonctionnaires et ministres flamands que pour les communications officielles", a-t-il précisé.

Selon l’article paru dans la dernière édition de "Dertien", "la loi linguistique concerne tous les messages et annonces des autorités flamandes, donc également ceux qui paraissent sur Twitter, Facebook, et les autres médias sociaux". Une langue étrangère ne serait tolérée que dans le cas où le public cible parle une autre langue, ou dans le cadre d’une communication liée à un contexte international.

Le cabinet du ministre flamand de l’Intérieur Geert Bourgeois (N-VA) avait confirmé cette information. "La loi linguistique est ce qu’elle est. Les communications officielles des autorités flamandes se font en néerlandais, quel que soit le canal utilisé. La loi linguistique concerne donc également les communications faites sur les réseaux sociaux". Les fonctionnaires qui enfreignent ce règlement peuvent se voir sanctionner.

Sur Twitter, le ministre-président flamand a rejoint le débat : "Un fonctionnaire ou un ministre est libre du choix de sa langue, sauf s’il s’agit d’une communication officielle", peut-on lire sur son compte.

De nombreux ministres flamands gazouillent d’ailleurs dans d’autres langues que le néerlandais sur Twitter. Geert Bourgeois lui-même tweet de temps à autres en français. Kris Peeters opte souvent pour l’anglais. Etant donné que les ministres ne sont pas des fonctionnaires, ils ne tombent pas sous le coup de la loi. C’est également le cas des fonctionnaires qui s’expriment en tant que personne privée.