Les drogues de synthèse désormais interdites

Les drogues confectionnées à base de produits en vente libre tels que le sel de bain sont désormais interdites. Hier, le Conseil des ministres a approuvé un projet de loi de la ministre de la Santé Laurette Onkelinx (PS) qui doit permettre de lutter contre les drogues de synthèse. Environ 4% des jeunes Belges auraient déjà consommé ses drogues dites "legal highs".

Les "legal highs" sont des drogues synthétiques pouvant avoir les mêmes effets que les drogues illégales. Elles sont toutefois fabriquées à base de produits en vente libre. Ainsi, ces drogues synthétiques ne tombaient pas sous la loi interdisant les produits stupéfiants.

Cette situation permettait à leurs producteurs d’échapper aux contrôles. L’attrait est également non négligeable pour les consommateurs. "Pour les usagers, ces drogues sont peu chères, facilement accessibles sur internet et leur statut "pseudo-légal" donne une fausse impression d'être sans danger, souligne la ministre de la Santé.

Laurette Onkelinx insiste sur la dangerosité de ces produits. Elle cite en exemple les "sels de bains" qui serait à l'origine de la folie cannibale du "zombie de Miami" aux Etats-Unis ou le "krokodil" en Russie qui provoque des lésions aboutissant à la gangrène.

La progression de ces substances de synthèse est très importante et a amené le gouvernement a agir avec ce projet de loi. "Ces nouvelles mesures donneront un signal fort aux réseaux criminels et organisés de la drogue et permettra tant aux services de polices qu'aux cours et tribunaux de poursuivre rapidement et plus efficacement les producteurs et dealers", a conclu Mme Onkelinx.

Le texte permettra d'incriminer non seulement des substances identifiées individuellement mais aussi des groupes de substances identifiés par une structure chimique partiellement commune ainsi que les produits dérivés d'une même structure de base.