La société Alexion s'est servi du cas du petit Viktor

Alexion, la société pharmaceutique qui produit le Soliris, le traitement onéreux nécessaire au petit Viktor atteint d'une maladie rénale rare, aurait instrumentalisé le garçon et ses parents pour mettre les autorités belges sous pression afin d’obtenir le remboursement du médicament. L’information révélée par les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad a été confirmée à la VRT

Le petit Viktor est atteint d'une maladie rénale rare qui demande une injection à 9.000 euros toutes les deux semaines. Ce petit Alostois est atteint du syndrome hémolytique et urémique atypique (SHUa), une maladie très rare puisque seulement une quinzaine de personnes en Belgique présentent la maladie, curable grâce au Soliris, de la firme américaine Alexion. Le cas du petit Viktor avait été relayé par tous les médias ces derniers jours.

Aussi bien la commission de remboursement des médicaments de l'Inami que la Commission qui s’occupe du budget ont rendu un avis négatif en ce qui concerne le remboursement du médicament. La ministre de la Santé publique Laurette Onkelinx (PS) a proposé une diminution du prix à la firme Alexion mais cette dernière a refusé.
Il semble à présent que la décision de se tourner vers les médias a été prise après un coup de fil en provenance des Pays-Bas. Cet appel semble être imputable à la société pharmaceutique. Un lobbyiste a mis le bureau de communication GPlus Europe en contact avec les parents. Ce bureau a été payé par Alexion afin de réaliser les contacts de l'entreprise.

Le bureau de relations publiques contacté par les parents était à la recherche d’une "belle histoire". "Nous étions à la recherche de patients dont l’histoire pouvait susciter l’intérêt des médias" a confirmé Maryse Schoneveld van de Linde de l’organisation d'aide aux patients. "L’histoire est que si ces gens ne reçoivent plus de médicaments ils peuvent mourir".
"Nous n’étions pas du tout au courant. Je tiens à le souilgner"a  déclaré la maman de Viktor. "Nous avons de plus en plus l’impression que notre histoire a été instrumentalisée pour influencer madame Onkelinx. Et cela nous ne le voulons pas. Nous ne désirons qu’une seule chose c’est qu’une solution soit trouvée pour notre fils".
La société Alexion avait en effet tout intérêt à ce que son médicament soit remboursé par les pouvoirs publics. Au cabinet de la ministre Onkelinx, on était au courant des pratiques de l’entreprise.