L’ancien gouverneur André Denys est décédé

Le gouverneur honoraire de Flandre orientale André Denys est décédé lundi soir à l'âge de 65 ans, des suites d'un cancer de la plèvre, a annoncé mardi sa famille. "Il a lutté jusqu'au bout, c'était un combat particulièrement courageux", a affirmé son fils Nicolas Denys. André Denys, dont le cancer avait été détecté en 2010, est décédé à l'hôpital universitaire de Gand, entouré des siens.

André Denys était né à Gistel le 6 janvier 1948. Après une carrière de tanneur dans une entreprise familiale, il commence sa carrière politique en 1997 comme conseiller communal libéral à Zulte, un mandat local qu’il a exercé jusqu’en 2004.

En 1981, il avait été élu à la Chambre, il devint aussi chef de groupe du PVV (le parti libéral flamand) au Conseil flamand (Vlaamse Raad), l’ancêtre du Parlement flamand. Il devint ainsi automatiquement député fédéral. En 1995, il déménagea au Parlement flamand où il siégea jusqu’en 2004.

En 2004, André Denys avait succédé à Herman Balthazar comme gouverneur de Flandre orientale. Il resta à ce poste jusqu’en janvier de cette année lorsqu’il passa le flambeau à Jan Briers (petite photo).

Ce passionné de cyclisme avait toujours considéré le poste de gouverneur comme le couronnement de sa carrière politique et pas comme un lot de consolation pour un poste ministériel manqué.

La cérémonie funéraire se tiendra samedi à la cathédrale Saint-Bavon de Gand. 

Apprécié au-delà des rivalités politiques

Le décès d'André Denys a suscité mardi matin une vive émotion dans le paysage politique flamand, où ce libéral était apprécié au-delà des rivalités politiques.

Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a vu mardi en lui "la meilleure preuve que l'amitié existe aussi en politique". Considéré en Flandre comme un gentleman de la politique particulièrement impliqué dans sa mission de gouverneur, André Denys a également suscité l'admiration pour son combat contre la maladie.

"Je n'ai jamais rencontré un responsable politique qui remplissait sa tâche avec plus de compassion et d'amour qu'André Denys", a twitté la ministre flamande SP.A Freya Van den Bossche. Le député N-VA de Gand Siegfried Bracke a déploré la perte d'un "homme bon, un grand monsieur".

Le décès du "gouverneur à vélo", comme le qualifie son ami l'économiste Geert Noels en évoquant la passion du défunt pour le sport-roi en Flandre, a suscité aussi la réaction du Premier ministre Elio Di Rupo (PS), qui a salué un "grand responsable politique qui rassemblait les gens".

Pour la présidente de l'Open VLD Gwendolyn Rutten, "le Flandrien n'est plus là, le dernier col fut de trop", a-t-elle écrit en prenant congé de ce "gouverneur du peuple", dont Stefaan Van Hecke (Groen) a pour sa part salué l'intégrité.