Un mouvement de jeunesse pour les étrangers

La commune anversoise de Borgerhout lance ce mois-ci un mouvement de jeunesse destiné aux jeunes d’origine étrangère. Il s’agit d’un projet-pilote subsidié par le ministre flamand de la Jeunesse Pascal Smet. L’objectif serait d’aboutir à un "mouvement de jeunesse universel".

Pascal Smet (photo) a dégagé 25.000 euros dans le cadre de ce projet. Celui-ci a été mis en place par la Plateforme des mouvements de jeunesse allochtone (PAJ) avec le soutien des autres mouvements de jeunesse flamands.

"Le paysage des mouvements de jeunesse est riche et varié en Flandre. Les organisations telles que les Scouts, les Guides ou encore le Chiro se chargent depuis des décennies d’organiser des moments de loisirs pour les enfants et les jeunes", indique un communiqué du ministre flamand de la Jeunesse.

Selon ce dernier, le seuil que doivent passer les jeunes pour intégrer un mouvement de jeunesse n’est pas suffisamment accessible pour les personnes d’origine étrangère. Ainsi, le lieu de rassemblement de ces mouvements n’est pas toujours proche de leur quartier. Le ministre relève en outre une différence dans leurs habitudes de vie. "C’est pourquoi une approche spécifique est nécessaire", souligne-t-il.

"Ce nouveau type de mouvement de jeunesse est une manière de faire profiter aux jeunes allochtones de la ville des plaisirs du jeu et de leur offrir des chances de développement. Inversement, ce projet peut inspirer les mouvements de jeunesse classiques en vue d’une ouverture à ces enfants", indique encore Pascal Smet.

Le projet-pilote sera lancé ce 19 mai. Le mouvement ouvrira officiellement ses portes dès septembre prochain. Dans un premier temps, il accueillera des jeunes âgés de 10 à 13 ans. Il s’ouvrira à d’autres tranches d’âge dans les années qui suivent.