Elections 2014: "Ce sera la N-VA ou Di Rupo II"

Qu’adviendra-t-il après les élections de juin 2014 ? Dans un entretien accordé au quotidien Het Nieuwsblad, le vice-président de la N-VA Ben Weyts dévoile les intentions de son parti à la sortie des urnes. "Nous devrons peut-être d’abord former un gouvernement flamand pour ensuite pouvoir négocier avec les francophones", indique-t-il.

Durant l’été 2011, soit un an après les dernières élections, la N-VA s’était de facto retirée de la formation du gouvernement fédéral. Mais après les prochaines élections de 2014, le parti de Bart De Wever sera sans doute amené à jouer un rôle non négligeable dans la formation du gouvernement belge.

"Nous n’allons pas à nouveau nous enfermer dans des châteaux", avait souligné Bart De Wever sans détailler les intentions de son parti. Dans l’édition du quotidien Het Nieuwsblad de ce samedi, Ben Weyts, en bonne position pour succéder au président de la N-VA, va un peu plus loin. "Les résultats des élections apporteront peut-être un certain soulagement. Nous pourrons peut-être dans un premier temps former un gouvernement flamand avec les partis qui partagent notre désir de confédéralisme, donc le CD&V et l’Open VLD. Cette majorité flamande pourra alors entrer en négociation avec les francophones. Ainsi, nous ne parlerons plus au nom de la N-VA mais bien au nom du gouvernement flamand", déclare-t-il.

Le CD&V a déjà fait savoir qu’il comptait d’abord mettre en œuvre la sixième réforme. De son côté, l’Open VLD ne veut pas non plus d’un nouveau tour de piste pour la réforme de l’Etat. "Le choix sera clair : ou vous optez pour la N-VA, ou alors pour Di Rupo II", estime Ben Weyts.

Ce dernier n’écarte pas les pourparlers avec les partis francophones. "En tant que Flamands, nous n’allons tout de même pas avoir peur de notre propre nombre. Nous formons quand-même la majorité dans la démocratie, dans la mesure où ceci est encore une démocratie", souligne-t-il.

Pour Ben Weyts, la scission du pays n’est pas une urgence. "Scinder certaines affaires est une question d’efficacité. Il se peut qu’on veuille garder plus de fédéral que l’Open VLD", indique le vice-président de la N-VA. Pour ce dernier, la Flandre doit pouvoir déterminer par elle-même ses charges salariales. Il estime en outre que la sécurité sociale ne pourra pas constituer un tabou lors d’une nouvelle réforme de l’Etat.