L'accident de Wetteren coûtera au moins 3,5 millions d'euros

Selon le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire belge Infrabel, les coûts de l’accident de train à Schellebelle s’élèvent déjà à 3,5 millions d’euros. D’après Infrabel, le découpage des wagons va plus vite que ce qui était prévu. Parallèlement, le SPF Santé publique a lancé une analyse épidémiologique pour évaluer le degré d'exposition à l'acrylonitrile des personnes potentiellement exposées aux substances nocives que contenaient les wagons accidentés.

Le découpage des wagons impliqués dans l'accident de train à Schellebelle va plus vite que ce qui était prévu, a indiqué samedi Infrabel.

Samedi après-midi, le découpage du 6ème des 7 wagons accidentés a débuté. Le site devrait être totalement dégagé le 22 mai, permettant le début des travaux d'assainissement le lendemain, a précisé Infrabel.

Selon le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire belge, le coût de l'accident s'élève déjà à 3,5 millions d'euros. "Il ne s'agit que d'une estimation portant sur l'infrastructure ferroviaire elle-même et qui comprend, notamment, la réparation des voies", a précisé un porte-parole. Le coût total de l'accident, lui, n'a pas encore été chiffré.

Lancement d’une analyse épidémiologique

Le SPF Santé publique a lancé une analyse épidémiologique à la suite de l'accident de train de marchandises survenu le 4 mai à Wetteren. Ces tests permettront d'évaluer le degré d'exposition à l'acrylonitrile des personnes potentiellement exposées aux substances nocives que contenaient les wagons accidentés.

Des échantillons de sang et d'urine sont actuellement prélevés au sein de quatre groupes-cibles à savoir les habitants admis à l'hôpital, les membres des services d'intervention, les habitants de la zone située dans un rayon de 250 m de l'accident ainsi que certaines personnes évacuées en dehors de cette zone. Plus de 1.000 personnes sont concernées.

Dix millilitres de sang devront être prélevés au minimum, soit plus que pour une analyse de sang normale. Les échantillons devront par ailleurs subir un traitement spécial dans les 24 heures après leur prélèvement. "Les éventuels prélèvements sanguins réalisés dans les premiers jours de l'accident ne pourront donc être utilisés", souligne le SPF Santé publique.

Les échantillons seront examinés par 3 laboratoires spécialisés et les résultats seront disponibles dans 4 mois.