Wetteren : presque tous les riverains rentrent chez eux

La quasi-totalité des 40 habitants résidant tout près du lieu de la catastrophe ferroviaire à Schellebelle, qui avaient été évacués avec 200 autres riverains il y a plus de 2 semaines, peuvent regagner ce mercredi leur domicile. Seuls deux habitants ne peuvent pas encore rentrer chez eux, a précisé le gouverneur de Flandre orientale, Jan Briers. Entretemps, la Société publique des déchets de la Région flamande (OVAM) a approuvé trois mesures d’assainissement proposées par le gestionnaire du réseau ferroviaire, Infrabel.

Les habitants de la « zone rouge » autour du lieu de l’accident du train de marchandises transportant des produits chimiques auront finalement été tenus à l’écart de leur domicile pendant 18 jours (depuis le 4 mai au matin), et pourront rentrer chez eux un jour plus tôt que prévu. A savoir dès ce mercredi matin, précisait le gouverneur de Flandre orientale, Jan Briers (photo).

Vers 18h ce mercredi, si tous les habitants sont rentrés chez eux, la phase provinciale du plan catastrophe sera également levée, indiquait Briers, ajoutant que des mesures de contrôle seront effectuées lors du retour de ces habitants. Seule une famille ne peut encore regagner son domicile parce que la maison a été endommagée et des wagons du train accidenté avaient abouti dans le jardin.

« Nous sommes soulagés de pouvoir enfin rentrer chez nous, et très heureux aussi », réagissait un riverain de Schellebelle. « Nous sommes rassurés parce que les mesures effectuées sont négatives ». Les habitants qui regagnent ce mercredi leur domicile délaissé pendant 18 jours doivent encore prendre quelques mesures de précaution, comme laisser couler l’eau des robinets pendant un certain temps et aérer les pièces.

Feu vert pour l’assainissement à Wetteren

Entretemps, la société publique des déchets de la Région flamande (OVAM) a approuvé mardi trois mesures d'assainissement proposées par le gestionnaire du réseau ferroviaire Infrabel.

L'enlèvement des boues contaminées avait débuté lundi dans le canal sud, à hauteur de l'endroit où l'accident a eu lieu. Des concentrations élevées d'acrylonitrile y avaient été retrouvées. "Les échantillons sur de plus grandes distances semblent ne pas indiquer de pollution", expliquait le porte-parole de l'OVAM. "Maintenant que tous les échantillons ont été analysés, il semble que le noyau de la pollution se concentre sur le lieu de l'accident et dans le canal sud, sur une longueur d'environ 150 mètres."

Trois mesures ont été prises afin d'éviter des risques de contamination du sol. "D'abord, les boues et les sols contaminés sur le lieu de l'accident et dans le canal sud seront excavés et transportés vers un centre de traitement", indique le porte-parole. Ensuite, des tuyaux de drainage seront installés afin de pomper l'eau intoxiquée qui sera, finalement, purifiée.

L'OVAM avait d'abord conseillé de transporter l'eau polluée avant de procéder à son traitement. Elle a ensuite estimé qu'il était envisageable de purifier cette eau sur place.