De Wever restera le visage de la N-VA en 2014

Interrogé ce dimanche dans l’émission télévisée « De Zevende Dag » (VRT), le bourgmestre anversois Bart De Wever (photo) a confirmé qu’il dirigera son parti jusqu’après les élections fédérales, régionales et européennes de mai 2014. Il ne considère d’autre part pas comme un problème que son successeur probable à la tête du parti nationaliste flamand, Ben Weyts, ait obtenu un score de popularité relativement mauvais dans le tout récent sondage politique de la VRT.

Les spéculations vont bon train depuis quelques temps à propos des élections à venir pour la présidence de la N-VA. Celles-ci sont normalement prévues pour mars 2014, soit deux mois seulement avant les élections régionales, fédérales et européennes de mai prochain. On se demandait donc si le scrutin ne serait pas reporté après ces élections décisives.

« Le conseil du parti doit encore décider », expliquait l’actuel président de parti Bart De Wever, ce dimanche midi, dans l’émission « De Zevende Dag ». « Peut-être allons-nous encore retarder ces élections, parce qu’il n’y a pas assez de temps entre le congrès de parti et les élections de mai, et que le parti à d’autres choses à faire. Nous ne savons pas non plus encore exactement quand les élections régionales auront lieu. Ce n’est pas encore 100% certain ».

« J’estime cependant que je dois être tête de liste pour les élections 2014. En cas de succès, il pourra alors y avoir une passation de pouvoir chaleureuse. En cas d’échec de la N-VA, le changement de présidence sera encore plus important. On ne peut pas lancer un nouveau président de parti 2 mois avant les élections. Imaginez que le résultat du scrutin ne soit pas bon, alors la nouvelle présidence aura déjà échoué avant d’avoir commencé. Je prendrai donc la responsabilité pour mon parti au moins jusqu’aux élections de 2014 », confirmait Bart De Wever.

Le nom de Ben Weyts (photo) est tombé de plus en plus souvent ces derniers temps comme successeur possible à De Wever à la tête de la N-VA. Mais dans le tout récent sondage politique de la VRT et du quotidien De Standaard, le député fédéral Weyts termine bon dernier dans le sondage sur la popularité des personnalités politiques flamandes. Bart De Wever n’y voit pas un problème.

« J’ai aussi commencé bon dernier. Il ne faut pas tirer des conclusions trop hâtivement. En politique, les choses peuvent se précipiter. Et en fait, ce n’est pas de popularité qu’il s’agit vraiment. Le contenu prime, et c’est ce que choisissent les gens. J’en suis persuadé. Les politiciens sont moins importants que le contenu ».

"D’abord construire un gouvernement flamand fort"

Bart De Wever s’est aussi exprimé, dans « De Zevende Dag », sur la stratégie qu’il envisage après les élections de 2014 pour mener à bien le confédéralisme. « Imaginez que l’on puisse mettre sur pied en Flandre, rapidement, un gouvernement régional fort, alors il y aura une bonne plateforme de négociation au niveau fédéral. Il faudra alors voir comment négocier les choses sans aboutir à un blocage ».

Et le bourgmestre anversois de poursuivre, faisant référence à Elio Di Rupo : « Je ne me bats pas pour passer encore un an avec le président du PS dans un château. Je l’ai fait, et je ne le referai pas. Je pense vraiment que l’on peut viser un résultat. Nous sommes à un point où l’on ne peut plus freiner de grandes réformes ».