La police abat un homme menaçant dans les Marolles

L’homme avait agressé une touriste, pour tenter de la voler, et lui avait porté des coups de couteau dans la main. Une patrouille de police qui passait par hasard a tenté de le maîtriser, puis a tiré alors que l’homme menaçait les policiers avec son couteau. Il est décédé de ses blessures.

L’homme qui a été abattu samedi après-midi par la police dans le quartier populaire des Marolles, dans le centre historique de Bruxelles, menaçait les policiers avec un couteau. Auparavant, il avait agressé une touriste, en tentant de lui voler son sac à main et son iPhone, à proximité de l’église Notre-Dame de la Chapelle.

La dame ne s’était pas laissé faire et avait reçu de son agresseur des coups de couteau dans la paume de la main. Elle était en état de choc ce samedi soir.

Entretemps, une patrouille de police qui passait par là par hasard avait ordonné à l’homme de poser son arme. Au lieu de s’exécuter, l’agresseur a retourné son couteau vers les policiers. Ceux-ci ont d’abord tiré un premier coup de semonce, a confirmé le procureur du Roi de Bruxelles, Bruno Bulthé.

Comme l’homme continuait à s’approcher d’eux avec son couteau, les policiers ont tiré une seconde fois, blessant le suspect. Ce dernier a été transporté à l’hôpital, où il est décédé de ses blessures.

Samedi soir, l’identité de l’homme n’était pas encore connue. Il ne portait en effet aucun papier sur lui. Il ne serait cependant pas originaire du quartier des Marolles.

Syndicat en faveur de la bodycam

Le syndicat policier Sypol.be plaide pour que les policiers soient équipés de bodycam durant leur service. Ces petites caméras pourraient être placées sur les casquettes des agents et permettraient d'enregistrer ce qui se passe, notamment lors de bagarres ou de situations compliquées, estime le syndicat.

"Avec l'introduction et l'emploi de ce système de caméra, on pourrait immédiatement savoir après un incident comment les choses se sont déroulées", commente Ruddy Callewaert du Sypol. "Beaucoup de discussions et de questions seraient résolues rapidement. Beaucoup moins de temps devrait donc être consacré aux enquêtes."

La bodycam pourrait également enregistrer les injonctions que le policier prononce. "Tout cela pourrait être surveillé depuis une salle de contrôle et les policiers bénéficieraient d'un soutien rapide lorsque la situation l'exige", ajoute M. Callewaert.

D'après le Sypol, l'achat de 1.000 bodycams permettrait déjà de couvrir de nombreuses zones de polices.