Le décret flamand sur l’intégration renforcé

Le Parlement régional a approuvé le nouveau décret réformant le secteur de l’intégration socio-économique et civique en Flandre. Il stipule notamment que les nouveaux arrivants devront réussir un test de néerlandais deuxième langue et d’orientation sociale pour obtenir une attestation d’intégration. Le ministre Geert Bourgeois a créé une Agence de l’intégration, rassemblant des institutions existantes.

Le nouveau décret sur l’intégration - qui réforme le secteur de l’intégration socio-économique et civique en Flandre - a été approuvé mercredi soir par la majorité (CD&V, N-VA et SP.A). Le Vlaams Belang, Open VLD et Groen s’y sont opposés.

Ce nouveau décret prévoit notamment que les nouveaux arrivants en Flandre ne recevront dorénavant plus d’attestation d'intégration que s'ils obtiennent des résultats suffisants au test de néerlandais deuxième langue et d'orientation sociale dans le cadre de leur trajet d'intégration.

Le ministre flamand de l’Intégration civique, Geert Bourgeois (N-VA, photo), a d’autre part rassemblé toutes les institutions flamandes qui travaillent à l'intégration dans une "Agence de l'intégration", afin d'éviter la dispersion des forces et d'améliorer les politiques en la matière. Il a débloqué 12 millions d'euros à cet effet.

Toute personne provenant d'un pays hors de l'Union européenne devait déjà de longue date effectuer un trajet d'intégration en Flandre, pour lequel elle devait suivre des cours de néerlandais et d'orientation sociale. Mais ces personnes n'étaient pas obligées de réussir chaque examen. Il s'agissait en effet davantage de faire preuve d'engagement et de motivation.

Dorénavant, toute personne qui souhaite obtenir l'attestation d'intégration devra atteindre les objectifs fixés. Ceux qui ratent les tests ne seront toutefois pas directement sanctionnés. Les sanctions et amendes resteront destinées aux personnes qui n'assistent pas ou pas suffisamment aux cours de langue et d’orientation sociale.