Analyses de sang des habitants de Wetteren

Entre 1.200 et 1.500 habitants de la commune de Flandre orientale où a eu lieu, le 4 mai, l’accident du train de marchandises transportant des produits chimiques recevront cette semaine une invitation à faire faire des analyses d’urine et de sang. C’est nécessaire pour les demandes de dommages et intérêts, parce que les analyses précédentes ne se conservent pas très longtemps.

Dans les quatre jours ayant suivi l'accident du train de marchandises transportant des produits chimiques toxiques, à Wetteren, environ 1.200 à 1.500 personnes se trouvaient à proximité du lieu où l'acrylonitrile s'est échappé. Des prises de sang de ces personnes ont alors été effectuées, pour voir si elles avaient été intoxiquées.

Mais "le sang doit être traité dans les 24 heures pour pouvoir être conservé pendant un an. Cela n'a pas été fait lors de la première prise", explique Iris Naessens de la maison de justice de Termonde. C’est la raison pour laquelle de nouvelles analyses de sang et d’urine doivent être réalisées, notamment pour servir de base à des dossiers de demandes de dommages et intérêts.

"Les nouvelles prises de sang et d'urine auront lieu mercredi, jeudi et vendredi. Cinq assistants judiciaires seront également présents afin d'expliquer la possibilité de se porter partie civile. Les personnes qui veulent une analyse approfondie devront prendre le coût en charge. Celui-ci est estimé à 400 euros."

La maison de justice de Termonde (Flandre orientale) veut joindre tous les habitants évacués, mais également toute personne qui se trouvait dans le centre de Wetteren entre le 4 et le 8 mai. "Nous proposons d'abord de s'enregistrer en tant que partie lésée pour être informée de l'enquête. En deuxième instance, nous les invitons à effectuer le test de sang et d'urine, en collaboration avec la Croix-Rouge et l'hôpital d'Alost-Wetteren."

La prise est séparée des prises de sang et d'urine effectuées par le SPF Santé publique pour l'analyse épidémiologique.