La Flandre développe ses autoroutes pour vélos

La ministre flamande de la Mobilité Hilde Crevits (CD&V) et les représentants de la Mobilité des cinq provinces flamandes ont signé hier à la maison provinciale de Louvain une charte de la mobilité pour les six prochaines années. Ils promettent dans ce cadre de continuer à investir dans les infrastructures. La priorité ira au développement des autoroutes pour vélos.

"Nous allons rassembler nos forces pour mettre en place des pistes cyclables rapides et sûres sur de longues distances", a indiqué Hilde Crevits (photo). "Avant, on avait tendance à penser que seules les pistes à courte distance étaient nécessaires. Mais selon les études, il apparaît que lorsque de plus longues pistes cyclables sont disponibles, les gens effectuent spontanément des distances plus longues à vélo, non seulement pour le plaisir mais aussi pour se rendre au travail", souligne encore la ministre flamande de la Mobilité.

Les cinq provinces de Flandre travaillent actuellement à la mise en place d’autoroutes pour vélos d’une distance allant de 50 à 100 kilomètres. Le Brabant flamand collabore pour sa part au "fietsGEN", un réseau de routes cyclables à Bruxelles et dans sa périphérie flamande. Elle voudrait aussi développer une application mobile permettant aux cyclistes de choisir le chemin qui leur conviendrait le mieux.

La Flandre occidentale a mis la priorité sur sa route des éperons d’or, un ancien tracé ferroviaire entre Courtrai et Zwevegem. Le Limbourg voudrait continuer à développer l’infrastructure le long du canal Albert. A Anvers, on œuvre à développer plusieurs autoroutes cyclables reliant Anvers-Essen, Anvers-Malines et Herentals-Balen. De son côté, la Flandre orientale compte développer son réseau cyclable le long des rivières et canaux, des voies ferrées et des rails de tram.

Au total, 10 millions d’euros seront investis par la Flandre dans l’infrastructure cyclable. Les provinces flamandes se sont engagées à passer chacune de deux à dix autoroutes pour vélos.