Les investisseurs étrangers créent peu d’emplois en Belgique

La Belgique a beau être le 5e pays le plus attirant en Europe pour les investissements étrangers, chacun de ces projets n’a créé en 2012 qu’une moyenne de 17 nouveaux emplois. Le plus mauvais résultat en 10 ans. C’est ce qu’indique le baromètre du bureau Ernst & Young, publié ce mercredi.

Avec une moyenne de 17 nouveaux emplois créés par investissement direct étranger, la Belgique a réalisé en 2012 son plus mauvais résultat depuis 10 ans. C’est ce qui ressort du baromètre du bureau Ernst & Young, publié ce mercredi. Il recommande de prendre des mesures structurelles pour "surmonter le handicap salarial et la pression fiscale trop élevée".

Le nombre d'emplois créés par les investissements directs étrangers (IDE) a baissé de 18% par rapport à 2011, ce qui classe la Belgique au 16e rang européen. En termes de création d'emploi par IDE, la Belgique se situe 60% en-dessous de la moyenne européenne, qui est de 45 et en hausse par rapport à 2011 (40), et 40% en-dessous de la moyenne belge des dix dernières années.

"Le fait que la Belgique aille à contre-courant de la tendance européenne est particulièrement inquiétant", estime Herwig Joosten d'Ernst & Young. Par secteur, les projets d'investissement les plus porteurs d'emplois provenaient en 2012 de la production (46%) et de la logistique (22%).

Le nombre de projets d'investissements étrangers a en revanche progressé de 10,5% - à 169 - en 2012, ce qui place la Belgique à la cinquième place au niveau européen. C’est son meilleur classement depuis 2007. Ces projets sont cependant, pour la plupart, peu créateurs d'emplois, souligne Ernst & Young. Les projets de vente & marketing, les bureaux d'affaires et les agences de représentation s'adjugent ainsi presque 70% des investissements.

L’an dernier aussi, les Etats-Unis trônaient au sommet des pays qui investissent en Belgique, avec un total de 41 projets.