La Serbie à genoux face aux Diables rouges

La Belgique a définitivement écarté la Serbie de la route menant au Mondial-2014 en s'imposant 2 à 1 vendredi à Bruxelles et fait un pas important vers le Brésil en prenant seule la tête du groupe A des qualifications. Les hommes de Marc Wilmots ont profité de défaite de la Croatie en Ecosse (1-0) pour prendre seule la tête de la poule avec 19 points, soit trois de plus que les Croates.

Les Diables Rouges ont rapidement mené grâce à une tête de Kevin De Bruyne (13e) avant de reculer et de permettre aux Serbes de dominer dans la maîtrise du ballon et de se créer quelques occasions de but.

Quelques arrêts de classe de Thibault Courtois ont permis aux Belges de rester devant avant le but du KO tombé à l'heure de jeu quand Marouane Fellaini (photo) a repris de la tête un corner parfaitement tiré par De Bruyne (2-0, 60e).

Entré en fin de match, Eden Hazard a ensuite régulièrement mis le feu à la défense serbe. Kolarov réduisait la marque sur coup franc à trois minutes du terme, mais ne parvenait pas à gâcher la joie des 45.000 spectateurs du stade Roi Baudouin qui peuvent désormais espérer voir leur équipe participer à un premier tournoi majeur depuis le Mondial-2002.

"On veut être premier"

On avait très bien commencé", a commenté Marc Wilmots (photo) après la victoire capitale des Diables Rouges contre la Serbie.

"Je ne parlerai pas trop de la suite, sinon pour dire qu'on aurait pu tuer le match et qu'on ne l'a pas fait. Il y aurait sans doute beaucoup de choses à souligner concernant la qualité du jeu mais ce n'est pas le moment. Le résultat est là. On est assuré d'être au moins barragiste. Ce n'est pas mal mais on veut être premier. Et c'est encore loin d'être une certitude".

"Le dernier match de la saison est toujours très délicat, et on l'a gagné grâce à ce stage aux Etats-Unis dont la Serbie n'a pour sa part pas bénéficié. Je suis très fier des joueurs qui ont jeté tout ce qui leur restait de forces dans cette bagarre. J'ai pour une fois permis qu'ils regardent la demi-finale Nadal-Djokovic à Roland-Garros l'après-midi à la télévision, afin qu'ils s'inspirent de l'incroyable volonté et de l'envie de gagner à tout prix de joueurs pareils. Vincent (Kompany) a perdu son nez dans l'aventure mais est resté jusqu'au bout. On n'est pas encore au Brésil, très loin de la même, mais l'inattendu exploit écossais fait forcément du bien", a conclu Wilmots.