Philippe: "La vie est plus belle à 50 ans"

"La vie peut être plus belle à 50 ans qu'à 20, surtout quand elle est vécue intensément", a confié le Prince Philippe, jeudi soir, lors de son traditionnel entretien avec la presse marquant la fin de la mission économique qu'il a présidée cette semaine en Californie. Le prince héritier s’est par ailleurs réjoui de la réussite de cette mission.

Philippe a quitté San Francisco vendredi soir et voyage à bord d'un vol United Airlines effectué en code-share avec la compagnie allemande Lufthansa alors qu'il devait initialement décoller samedi matin.

Avant de quitter San Francisco, le Prince a tout de même eu le temps d'assister au match opposant les Diables Rouges à la Serbie. "Si notre équipe se qualifie pour la prochaine Coupe du Monde, j'irai peut-être au Brésil, mais pas dans le cadre d'une mission économique", a-t-il plaisanté.

Philippe s'est ensuite rendu à Standford, où il a étudié. "J'ai adoré cette époque, ce pays où il y a tellement d'enthousiasme. Je suis bien entendu un peu nostalgique, ce qui est normal car j'ai aujourd'hui 53 ans alors qu'à l'époque, je n'en avais que 23. Mais il ne faut pas éprouver cette nostalgie car la vie peut être plus belle à 50 ans qu'à 20, si elle est vécue intensément", a poursuivi le Prince.

Ce dernier a par ailleurs confié "vouloir rester un papa jeune" pour ses enfants, dont sa fille Elisabeth qui "reçoit une éducation normale, lui permettant d'être elle-même". "C'est une petite fille fantastique qui a déjà une personnalité solide pour son âge", s'est félicité le Prince.

Mission réussie

Philippe s'est aussi réjoui du succès de la mission économique qu'il a emmenée sur la côte ouest des Etats-Unis. "Une fois de plus, c'est très réussi. Nous sommes venus en force, avec nos talents, et je suis très fier de voir tous ces entrepreneurs qui nous ont accompagnés. Quand j'ai succédé à mon père, mon rêve était de mettre en place une culture de l'exportation. Aujourd'hui, les missions économiques sont devenues des plates-formes qui aident les entreprises, secteur par secteur, cluster par cluster", a expliqué le Prince.

La présence du Prince à la tête de la mission économique semble avoir joué un rôle important. De l'avis unanime des entrepreneurs et des officiels présents, Philippe "ouvre des portes", y compris dans un pays où la culture monarchique est totalement absente. "Il facilite les contacts et permet des rencontres qui seraient impensables si nous nous présentions seuls", ont affirmé de nombreux participants.

Tous les entrepreneurs sont extrêmement satisfaits", a ainsi commenté Céline Fremault, la ministre bruxelloise en charge de l'Economie. "Certaines sociétés ont décidé de prolonger la mission alors qu'elles n'étaient venues que pour faire de la prospection. Nous avons pu obtenir, au total, 210 contacts b2b pour nos entreprises et deux tours-opérateurs de Los Angeles ont décidé d'inclure Bruxelles dans leur tour de luxe", a-t-elle ajouté en soulignant le bon accueil de la "marque Bruxelles" aux Etats-Unis.

Au total, 211 entreprises, universités et chambres du commerce ainsi qu'une vingtaine d'institutions publiques des trois Régions du pays ont participé à la mission californienne. La prochaine mission princière aura lieu du 20 au 27 octobre en Afrique du Sud et en Angola.