"Non, Bob n’est pas mort"

La nouvelle campagne de l'Institut belge pour la sécurité routière (IBSR), présentée mardi, vise à rappeler aux gens que non, Bob n'est pas mort, mais qu'il y a encore beaucoup trop d'accidents impliquant des conducteurs sous influence et qu'il faut aujourd'hui agir en changeant le concept Bob.

Les campagnes Bob existent depuis 17 ans déjà et le concept est aujourd'hui connu de tous, pourtant trop de conducteurs continuent encore à prendre le volant en ayant bu. Souvent, on pense trop tard à Bob, constate l'Institut belge pour la sécurité routière (IBSR), qui a dès lors décrété qu'il fallait changer les comportements et les mentalités et inviter les gens à "bobber", soit agir et s'organiser avant de sortir.

La conduite sous influence concerne moins les jeunes que les 40-54 ans. "Il faut donc activer Bob, que le concept devienne un verbe, 'bobber'. Si je roule, je ne bois pas, et je m'organise avant de partir."
Bien que 70% des gens connaissent le concept Bob et que les Belges soient demandeurs de davantage de contrôles de la conduite sous influence, on dénombre encore un accident grave sur quatre qui implique une personne conduisant sous influence et ces accidents font 200 morts chaque année, a rappelé le Secrétaire d'Etat à la Mobilité, Melchior Wathelet (CDH). "Il faut penser différemment, il faut que cela guide nos actions. Il faut que les gens intègrent la question du retour dans leur comportement", a-t-il insisté.