Deux mosquées flamandes privées de leurs subsides

Deux mosquées flamandes de Borgerhout et Waregem vont perdre leur subsides. L’information est relayée par les journaux Het Laatste Nieuws et Gazet Van Antwerpen. Le ministre flamand des Affaires intérieures Geert Bourgeois (N-VA) a lancé une procédure en vue de retirer leur reconnaissance officielle en tant que lieu de culte. Selon les services de sécurité, les deux mosquées forment un foyer de radicalisation.

Sur les 200 mosquées présentes en Flandre, seules 25 sont officiellement reconnues par les autorités flamandes. Pour ce faire, les lieux de culte doivent répondre à une série de conditions. L’imam doit participer aux cours d’intégration, et ne peut prêcher des messages de haine ou de violence. En échange, les mosquées obtiennent des subsides et l’imam une rémunération.

Les deux mosquées concernées par le retrait de subsides sont celles d’Assounah, à Waregem, et De Koepel à Borgerhout. Cette dernière n’a obtenu de reconnaissance qu’il y a un an et demi. Les services de sécurité ont à présent dénoncé un foyer de radicalisation, alertant le ministre flamand Geert Bourgeois (photo). Les deux lieux prôneraient des idées salafistes.

"Nous ne pouvons accorder de reconnaissance qu’après un avis positif de la Sûreté de l’Etat", a indiqué Geert Bourgeois à la rédaction de la VRT. "Alain Wynants, le chef de la Sûreté de l’Etat, a encore récemment déclaré que le salafisme était la plus grande menace pour notre démocratie ", a-t-il souligné.

Les deux mosquées ne devront pas fermer leurs portes, mais perdront leur subsides.

"Que devons-nous faire de plus pour être acceptés ?"

Le directeur de De Koepel, Saad Luyten, a réagi avec étonnement dans les colonnes de la Gazet Van Antwerpen. "Que devons-nous faire de plus pour être acceptés ? Tous nos sermons du vendredi se font en néerlandais et sont accessibles via YouTube. Nous organisons même des visites de notre mosquée en collaboration avec la Ville", indique-t-il. "De Koepel est la mosquée la plus transparente de Belgique", se défend-il encore.