Le contrôle budgétaire est lancé

Le Premier ministre Elio Di Rupo et ses principaux ministres ont entamé samedi après-midi un premier défrichage du contrôle du budgétaire 2013 et envisagent déjà le difficile exercice de 2014, qui devrait exiger des économies de l’ordre de 3,5 milliards d’euros. Selon la vice-Première ministre Laurette Onkelinx (PS, photo principale), l’effort "sera gigantesque". Le vice-Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD), "ce sera certes difficile, mais réalisable".

Le comité de monitoring a calculé l’effort à réaliser pour les six derniers mois de l'année à 524 millions d'euros, si la Belgique veut respecter l'objectif d'un déficit de 2,5% pour l'Entité I (budget fédéral et Sécurité sociale), tel que convenu dans le Programme de stabilité déposé auprès de la Commission européenne.

L'exercice budgétaire pour 2014 exigera lui, selon les perspectives du comité de monitoring, un effort d’au moins 3,5 milliards d'euros.

"Ce sera certes difficile, mais réalisable", a relativisé le vice-Premier ministre et ministre des pensions Alexander De Croo (Open Vld, photo), refusant de s'aventurer à énoncer certaines propositions, par crainte de les affaiblir. Les mesures "structurelles" qui seront prises pour ce contrôle budgétaire ne seront plus à prendre pour l'initial 2014, a-t-il fait observer.

Pour son collègue le ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V), il conviendra avant tout de réduire les dépenses. "C'est une question de courage politique. Nous allons contrôler si tous les départements ont fourni les efforts auxquels ils s'étaient engagés. Si chacun a fait les efforts que la Défense a fournis, ce sera du bon travail", a-t-il indiqué.

Côté socialiste, on veut avant tout que le gouvernement ne prenne pas de mesures qui "casseraient la machine économique et sociale", a prévenu la ministre des Affaires Sociales et de la Santé publique Laurette Onkelinx.

La première réunion de samedi visait à valider les chiffres des groupes de travail qui ont planché sur les données du comité de monitoring. Ces groupes de travail "nous ont suggéré de trancher un certain nombre de questions", a fait observer le ministre du Budget Olivier Chastel (MR). Son collègue des Finances, Koen Geens (CD&V, photo), disait à ce propos s'attendre à des "corrections techniques".

Les principaux ministres ne discutent donc pas d'emblée de mesures budgétaires. Des réunions bilatérales débuteront lundi pour examiner les pistes proposées par les six partis de la coalition.