Delphine Boël cite Albert II et Philippe à comparaître

La radiotélévision publique francophone RTBF a annoncé dans son Journal de 13h que l'artiste belge veut obtenir une analyse de l'ADN du prince Philippe pour prouver qu'il est son frère. Par ce biais, Delphine Boël veut faire établir qu'elle est bien la fille naturelle du roi Albert II. Une audience a eu lieu ce lundi au tribunal de Première instance de Bruxelles.

Il y a 3 mois, l’artiste belge spécialisée dans les sculptures en papier mâché s’exprimait sur le plateau d’une émission télévisée de la RTBF et affirmait être "totalement écœurée" par l’attitude de la famille royale à son égard. "Mais je pense que le sang peut faire des miracles", ajoutait alors Delphine Boël (45 ans).

C’est avant tout l’ADN du prince héritier Philippe (photo) que la fille naturelle d’Albert II et de la baronne Sybille de Selys Longchamps veut faire parler. Elle veut en effet prouver qu’elle est bien la fille du souverain - qui a toujours refusé de le reconnaître publiquement - en faisant démontrer via l’ADN qu’elle est la sœur du prince Philippe. Il est en effet impensable de viser directement le roi.

Delphine Boël utilise des moyens légaux et a cité à comparaître le prince Philippe, le roi Albert II, et même la princesse Astrid (fille d’Albert II et Paola) ainsi que son père adoptif Jacques Boël, qui l’a récemment déshéritée.

Comme l’a expliqué le constitutionnaliste Marc Uyttendaele à la RTBF, "engager cette procédure revient en fait à engager la responsabilité du Roi et partant à démontrer le fait qu'il eut du reconnaître l'un de ses enfants naturels. Et ça, en droit constitutionnel belge, c'est radicalement impossible. Alors peut-être est-il possible de contourner cet écueil en faisant référence à certaines dispositions de droit international...".

En l’occurrence à la Convention européenne des droits de l’Homme, qui met sur le même pied les enfants légitimes et naturels.

Recherche d’une reconnaissance

Delphine Boël a toujours souhaité ouvertement une reconnaissance de son origine, à l'instar de Mazarine, la fille de François Mitterrand : "Je ne comprends pas ce silence et cette façon de gérer l'histoire. Je pense que la situation serait beaucoup plus facile si mon père et moi on se voyait tout à fait normalement", soulignait-elle à la RTBF.

Jusqu’à présent, la jeune femme - qui est elle-même maman - n’est jamais apparue publiquement aux côtés de son père biologique supposé (photo).

Quant au Palais royal, qui confirmait ce lundi la procédure au tribunal de Bruxelles, il souligne qu’il s’agit "d’une affaire privée" et que "plus aucun commentaire ne sera fait sur ce dossier qui est désormais entre les mains de la justice".

Le tribunal de Première instance a reporté ce lundi l’affaire au 25 juin prochain.