Michel Lelièvre obtient 5 sorties pénitentiaires

C’est ce lundi que le Tribunal d’application des peines (TAP) de Bruxelles devait se prononcer, en audience publique, sur le dossier introduit par Michel Lelièvre (photo principale), condamné à 25 ans de prison pour association de malfaiteurs impliquée dans des enlèvements d’enfants et séquestrations, ainsi que pour trafic de drogues. L’ancien complice du pédophile Marc Dutroux a obtenu 5 sorties pénitentiaires de 8 heures maximum, sous surveillance.

Michel Lelièvre remplit depuis huit ans les conditions de libération conditionnelle, mais celle-ci lui a toujours été refusée. Le 3 juin dernier, les débats au TAP s'étaient surtout focalisés sur une éventuelle détention limitée et non sur la libération conditionnelle. Une telle détention pourrait par exemple lui permettre de suivre une formation en journée, hors des murs de la prison, avant d'y retourner pour exécuter sa détention le soir et les week-ends.

Lors de l'audience du TAP, les victimes et leur conseil avaient également fait valoir certaines conditions à cette détention limitée, notamment géographiques. Me Rivière, l'avocat de Sabine Dardenne, avait ainsi notamment demandé que Michel Lelièvre ne puisse pas se rendre dans le Hainaut, dans le Brabant wallon et dans la région de Bruxelles-Capitale, afin d'éviter toute rencontre avec sa cliente. L'avocat avait également dénoncé le fait que les parties civiles au procès Dutroux (photo) n'aient pas accès au dossier.

Ce lundi, le Tribunal d’application des peines a finalement décidé d’accorder à Lelièvre cinq sorties pénitentiaires de maximum huit heures, assorties de conditions très strictes, d'ici au 16 septembre 2013. Il a en revanche refusé de répondre favorablement à la demande de libération conditionnelle de l'intéressé, condamné en 2004 à 25 ans de prison.

Sur les cinq sorties accordées par le TAP, trois seront consacrées à une formation en menuiserie que souhaite suivre Michel Lelièvre. Lors des deux autres sorties, il devra rencontrer sa psychologue en dehors des murs de la prison. Chaque sortie est conditionnée à la réussite de la précédente, a précisé le Tribunal.