Des fonds publics flamands pour l’entreprise wallonne Cardio3

Le Fonds TINA, un structure mise sur pied par les autorités flamandes pour soutenir l’économie, va investir 9,5 millions d’euros pour l’introduction en bourse de la société de biotechnologie Cardio3 BioSciences établie en Brabant wallon. En échange, une partie de la production de l’entreprise wallonne sera déplacée en Flandre.
AP2010

Créée en 2007 par des scientifiques du Centre de cardiologie d’Alost (Flandre orientale) et de la Mayo Clinic de Rochester (USA), la société de biotechnologie Cardio3 BioSciences est installée à Mont-Saint-Guibert, près de la cité universitaire de Louvain-la-Neuve en Brabant wallon. Cette société spécialisée dans le développement de thérapies régénératives, protectrices et reconstructives pour le traitement des maladies cardiaques a annoncé ce jeudi son introduction en bourse, sur les marchés Euronext Brussels et Euronext Paris.

L'offre de souscription proposera un maximum de 1,3 million d'actions ordinaires nouvelles, à un prix compris entre 16,65 à 19 euros par action. Elle s'ouvrira le 21 juin pour se clôturer le 3 juillet, sous réserve de clôture anticipée. La première négociation devrait avoir lieu le vendredi 5 juillet.

Dans le cadre de cette opération, deux investisseurs se sont engagés à investir un total de 13,95 millions d'euros. Il s’agit d’une part du groupe SRIW, société d’investissement de la Région wallonne et actionnaire existant, qui versera 4,45 millions d'euros. Et d’autre part du Fonds TINA (Transformation, Innovation et Accélération), une structure mise sur pied par les autorités flamandes pour soutenir l’économie.

Ce Fonds investira au moins 9,5 millions d’euros. En échange de cet argent, « nous avons la garantie que l’entreprise investira en Flandre », explique-t-on du côté du Fonds TINA.

"Les fonds recueillis grâce à notre introduction en bourse nous permettront de mener à terme notre étude européenne de phase III de la C-Cure » - un médicament destiné au traitement de l'insuffisance cardiaque -, « d'obtenir l'accord de la FDA (Food and Drug administration) pour le lancement de notre étude aux Etats-Unis, et de lancer des essais cliniques pour l'un de nos produits candidats, conçu pour le traitement de l'infarctus aigu du myocarde. Nous serons ainsi en mesure d'avancer vers la mise sur le marché de thérapies régénératives cardiaques cruciales, générant de la valeur au bénéfice de nos actionnaires", a indiqué le Dr. Christian Homsy, le président de Cardio3 Biosciences.