La moitié des décès sur les routes en zones 70 et 90

En 2011, quelque 51% des personnes décédées sur les routes belges ont perdu la vie sur des axes routiers situés hors des agglomérations, sur lesquels il est permis de rouler à 70 ou 90 km/heure. C’est ce qu’indique ce samedi l’organisation de mobilité Touring. Elle réclame donc davantage de contrôles sur les axes routiers régionaux.

Alors que 14% des décès dans des accidents de la circulation routière en Belgique se sont produits sur des autoroutes en 2011, pas moins de 51% des décès avaient lieu sur des axes routiers situés en dehors des agglomérations, sur lesquels il est permis de rouler jusqu’à 70 km/heure, voire 90 km/heure. C’est ce qu’indique l’organisation de mobilité Touring, précisant que les autoroutes ont fait 123 morts il y a 2 ans, et les zones 70 et 90 sont responsables de 437 décès la même année.

En agglomérations, les accidents de la route ont fait 280 morts en 2011 - soit un tiers du total.

Touring constate une tendance similaire pour les accidents de la route avec blessés graves en Belgique. Ainsi, 941 personnes ont été grièvement blessées sur une autoroute (15%), tandis qu'elles sont 2.740 à l'avoir été dans des zones 70 et 90 km/heure (soit 44,5%) et 2.481 dans les agglomérations (40%).

L'organisation de mobilité plaide donc pour la mise en place de radars fixes et mobiles supplémentaires sur les axes régionaux. Elle demande également qu'une plus grande attention soit accordée, dans les zones urbaines, aux quartiers résidentiels et aux alentours des écoles. Et elle demande des contrôles plus fréquents sur les axes routiers régionaux.

Pour rappel, la Belgique souhaite faire baisser de moitié le nombre de morts sur ses routes d’ici 2020, pour passer ainsi de plus de 850 décès en 2010 à 420 décès maximum en 2020. Les autorités concernées se sont fixé pour objectif intermédiaire de ne pas devoir enregistrer plus de 630 morts en 2015.