Un "moudjahidine" parisien écope de 17 ans de prison

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné mardi à 17 ans de prison Brahim Bahrir, le Parisien qui a attaqué trois agents, dont deux ont été blessés, le 8 juin 2012 dans la station de métro Beekkant à Molenbeek-Saint-Jean. L'homme a été reconnu coupable de trois tentatives de meurtre pour motif terroriste.

Ses avocats ont pourtant plaidé qu'il n'était pas question d'un acte de terrorisme et que l'homme n'avait pas eu l'intention de tuer les agents, mais leurs arguments ont été balayés par le tribunal.

L'homme, de confession musulmane, âgé de 35 ans, avait expliqué avoir commis ces faits pour protester contre le contrôle d'identité d'une femme portant le niqab.

Le contrôle d'identité en question avait eu lieu une semaine avant les faits reprochés au Français et avait entraîné des incidents devant le commissariat de Molenbeek impliquant des membres du groupe extrémiste Sharia4Belgium.

Ce sont ces incidents qui auraient motivé le prévenu à se rendre à Bruxelles, selon les déclarations de ce dernier. Le 8 juin, il a pris le train à Paris dans le but de se rendre à Molenbeek. Peu avant 18h00, il a croisé trois agents de la police locale de Bruxelles-Ouest et les a attaqués avec un couteau. Deux des policiers ont été légèrement blessés mais le Français a finalement pu être maîtrisé.

Brahim Bahrir s'était décrit après son interpellation comme un moudjahidine venu à Bruxelles pour y mener la "guerre sainte". Il voulait également exiger le départ de ceux qu'il qualifie de "mécréants" d'Afghanistan et protester contre la politique des autorités belges envers les musulmans et le port du niqab.