"Une action totalement incompréhensible"

Le gestionnaire du réseau ferroviaire Infrabel déplore l'action menée ce jeudi par le syndicat socialiste des cheminots, évoquant "une action totalement incompréhensible", alors que des négociations étaient encore prévues. L’association des usagers des transports publics TreinTramBus exprime également son indignation. "Un petit groupe de grévistes a pris les usagers en otage".

Au total, une centaine de trains ont été supprimés durant les heures de pointe de ce jeudi matin, entre 6 et 10h, principalement en Wallonie.

"Il aurait également été possible de mener une action sans gêner le voyageur", estime Thomas Baeken porte-parole d’Infrabel. "Nous trouvons incompréhensible que cela arrive alors que des négociations étaient prévues. Vous devez aussi savoir que seuls les syndicats socialistes ont mené une action. Les autres syndicats n'ont pas soutenu cette action".

Tous les blocages ont été levés, jeudi en début d'après-midi, annonce par ailleurs Infrabel. "Le blocage des deux dernières gares, Châtelet et Charleroi-Sud, a été levé vers 13h", indique un porte-parole d'Infrabel.
La circulation des trains devrait donc revenir à la normale, après les actions menées par le syndicat CGSP-Cheminots pour dénoncer l'impasse dans laquelle se trouvent, selon le syndicat, les discussions relatives à une valorisation de la "filière voie". Des retards résiduels sont toutefois encore à craindre, selon Infrabel.

Selon le délégué syndical Jean-Pierre Goossens, "la CGSP-Cheminots voulait, en premier lieu, informer les travailleurs du rail sur la situation des négociations". Le syndicat demande qu’Infrabel concrétise le protocole d’accord passé en 2008 qui prévoit d’améliorer les conditions de travail et offre un meilleur accompagnement aux travailleurs. "Nous espérons que la direction nous a compris à présent et qu’elle sera prête à nous écouter", a ajouté Jean-Pierre Goossens.

"Un petit groupe de gréviste a pris les usagers en otage"

L’association des usagers des transports publics TreinTramBus a exprimé son indignation. "La grande majorité des cheminots était non-gréviste et pourtant un minorité est parvenue à semer la panique en bloquant des endroits stratégiques" a déclaré Jan Vanseveren (photo), porte-parole de TreinTramBus.

"Ce n’est pas normal. L’occupation des voies est une forme d’action illégale. Nous demandons à Infrabel d’agir contre ce genre d’action. Un petit groupe de gréviste a pris les usagers en otage", a-t-il ajouté.