"Philippe deviendra un autre homme lorsqu'il sera roi"

Le vice-Premier ministre Johan Vande Lanotte (SP.A) a estimé mercredi qu'il convenait de "donner sa chance" au prince Philippe, appelé à reprendre la couronne le 21 juillet prochain, tout en affichant sa confiance dans le futur souverain.

"Rien ne permet de douter de sa capacité à régner", a commenté le ministre de l'Économie peu après la déclaration solennelle du Premier ministre. "Roi, Philippe deviendra un autre homme. La fonction fait l'homme, ne l'oublions pas", a-t-il ajouté.

Interrogé sur les doutes formulés au nord du pays sur les aptitudes du prince Philippe, l'Ostendais a tenu à les relativiser: "Il y a vingt ans, lors de l'accession d'Albert II au trône, il y avait également eu beaucoup de questions sur les capacités du nouveau souverain".
Cela ne l'a pas empêché de devenir un bon souverain, a poursuivi Johan Vande Lanotte, qui fut "médiateur royal" lors de la longue crise politique qui a suivi les élections de 2010, une période où il a pu se rendre compte combien le roi "connaissait parfaitement" les ressorts de la politique belge.
A l'instar des autres membres du gouvernement, Johan Vande Lanotte s'est également déclaré "surpris" par la décision du roi d'abdiquer tout en affichant son "respect" pour les motifs de santé avancés par Albert II.
"Pour l'avenir, je ne vois pas beaucoup de changement. Le rôle du roi restera le même aujourd'hui et demain", a-t-il conclu, appelant Philippe à exercer son rôle de roi "comme son père l'a fait".

"Il est clair que la fonction royale évoluera encore"

"Il est clair que, progressivement et indépendamment de qui est sur le trône, la fonction royale évoluera encore", a estimé mercredi l'ancien Premier ministre Jean-Luc Dehaene, même si la Belgique n'est "pas mûre" pour une monarchie protocolaire.

Interrogé dans les couloirs du Parlement européen à Strasbourg, l'eurodéputé s'est souvenu de l'accession au trône d'Albert II. "J'étais Premier ministre à la mort du roi Baudouin. C'est moi qui ai eu le premier contact avec le prince Albert (...) d'abord au téléphone, puis physiquement à Motril", où Baudouin est décédé.
"A l'époque, tout le monde pensait au prince Philippe" pour la succession, mais constitutionnellement il revenait à Albert d'assumer cette responsabilité, ce qu'il a accepté immédiatement, note Jean-Luc Dehaene.
Aujourd'hui, Philippe est prêt à succéder à son père, poursuit-il, jugeant que la fonction fait l'homme. "Ce que les gens disent n'est pas nécessairement la vérité".
La fonction royale évoluera encore indépendamment de la personnalité du souverain, estime encore l'ancien Premier ministre, qui rappelle à quel point elle a changé au fil des décennies. "Albert Ier présidait certains Conseils des ministres", souligne-t-il.
"Je ne crois pas que nous soyons mûrs pour faire le pas (de la monarchie protocolaire) comme aux Pays-Bas", conclut Jean-Luc Dehaene, mais "il est clair que, progressivement et indépendamment de qui est sur le trône, la fonction royale évoluera encore".

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