"C’est le moment d’adapter la monarchie au 21ème siècle"

L'abdication prochaine du Roi a été l'occasion pour les groupes parlementaires de la Chambre de se prononcer une nouvelle fois jeudi sur la monarchie en Belgique. Si certains, au nord du pays, souhaitent voir l'institution réduite à un rôle protocolaire, le principal parti du pays, la N-VA, a appelé à une sérieuse modernisation, faute de majorité permettant d'évoluer vers un modèle républicain.

Le Premier ministre Elio Di Rupo (PS) s’est exprimé jeudi après-midi à la Chambre, pour faire rapport aux parlementaires de l’annonce de l’abdication du roi Albert II. Ensuite ce fut le tour des chefs de groupes parlementaires de s’exprimer.
Le chef de groupe de la N-VA, Jan Jambon a déclaré vouloir faire la différence entre le roi en tant que personne et l’institution monarchique. "Nous avions du respect pour la personne d’Albert II" estime Jan Jambon, mais pour la N-VA il faut laisser s’exprimer la démocratie et le chef de l’Etat doit donc être élu démocratiquement. Nous sommes donc favorable à l’instauration d’une république".
Toutefois la N-VA ne veut prendre aucune initiative pour abolir la monarchie en Belgique. "Nous respectons les us et coutumes. Tant qu’il n’y aura pas de majorité pour changer de régime et devenir une république, nous respecterons le cadre de la monarchie. Mais ne nous demandez pas de nous enthousiasmer pour elle".
Jan Janbon a aussi répété que son parti voulait d’une monarchie protocolaire. "Le changement de règne offre une excellente opportunité pour adapter la monarchie au 21ème siècle.  "Saisissons cette chance à pleine main" a ajouté Jan Jambon.

"Pour un rôle plus protocolaire du roi"

Le chef de groupe Open VLD, Patrick Dewael (photo) a lui aussi plaidé en faveur d'une "monarchie protocolaire". L'effacement de tout rôle politique joué par le Roi, même de conseiller, est également défendu par le CD&V mais en séance plénière jeudi, Raf Terwagne s'est montré plus évasif, se contentant d'affirmer que son parti était "ouvert au débat". Défendant l'idée d'une "monarchie qui évolue avec son temps", il a rappelé que la fonction du Roi était limitée par la Constitution.
Un avis que partage aussi le SP.A "Dans une démocratie moderne, un roi n’est pas un maître mais un serviteur" a déclaré la chef de groupe Karen Temmerman.
Du côté de l’opposition, les écologistes flamands de Groen plaident aussi pour un rôle plus protocolaire du roi. Stefaan Van Hecke (Groen) s'est dit prêt à ce que les articles de la Constitution soient déclarés ouverts à révision à cette fin. "Nous sommes disposés à le faire" a déclaré Stefaan Van Hecke.
Enfin le Vlaams Belang n’a pas fait dans la nuance, Barbara Pas a estimé que "la monarchie était une institution vétuste et coûteuse et qu’elle n’a plus sa place dans la Flandre du 21ème siècle".

Reynders pour le maintien de la sanction royale

Parmi les partis francophones, Ecolo a été le plus loin pour demander, à travers l'intervention de Muriel Gerkens, de "poursuivre la modernisation" de la monarchie avec le prochain gouvernement fédéral. Le Roi a appelé lui-même à une évolution de l'institution, a-t-elle relevé comme d'autres. "Nous avons un an avant les prochaines élections. Nous aurons besoin d'un Roi aguerri pour accompagner la formation du prochain gouvernement. Il nous reviendra entre-temps de concrétiser la première étape de modernisation de la monarchie. Nous sommes prêts à prendre les responsabilités qui reviennent au politique pour ensuite poursuivre cette modernisation avec le prochain gouvernement", a-t-elle dit, disant à cet égard compter aussi sur le futur Roi Philippe.

Interrogé, ce vendredi matin par Bel-RTL, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR) s'est montré opposé à la fin de la signature royale. "Je ne crois pas qu'il faut prendre des mesures aussi strictes", a commenté le chef de la diplomatie belge. En revanche, le ministre des Affaires étrangères ne s'est pas montré opposé à un changement du rôle du Roi lors de la formation d'un nouveau gouvernement, où il est de tradition que le souverain nomme un informateur, puis un formateur. "Cela n'est pas prévu par la Constitution", a ainsi rappelé Didier Reynders (photo).

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