Satisfaction générale face à la réforme de l’Etat

Les représentants des partis flamands et francophones qui ont participé à la sixième réforme de l’Etat ont salué l’aboutissement du travail au sein du Comité de mise en œuvre des réformes institutionnelles (Comori). Il s’agit de la plus importante réforme jamais vécue en Belgique.

"Il y a des partis qui parlent et d'autres qui agissent", a souligné la présidente de l'Open VLD, Gwendolyn Rutten. Selon elle, cette 6e réforme de l'Etat prépare le pays au XXIe siècle.

"Le parti a toujours eu l'étiquette du 'pas assez flamand', mais nous avons donné aujourd'hui plus de compétences à la Flandre", a souligné le sénateur Bert Anciaux (SP.A) qui a dit son espoir d'une plus grande stabilité du pays.

"L'accord donne de l'autonomie aux Régions, apporte la stabilité au pays et veille à ce que le vieillissement de la population soit supportable", a observé le président du CD&V, Wouter Beke.

Le président de Groen, Wouter Van Besien, a mis en avant "la solidarité entre les gens" renforcée grâce à cet accord. Il a également insisté sur le volet "renouveau politique" de la réforme qui prévoit un contrôle renforcé et indépendant du financement des partis politiques.

La commission parlementaire qui contrôle leurs dépenses disposera d'experts, la Cour des comptes pourra consulter un nombre plus important de documents et pourra poser elle-même des actes d'instruction complémentaires. Les décisions de la commission seront susceptibles de recours devant la Cour constitutionnelle.

Les partis francophones se félicitent

"Lors des élections de 2010, le PS avait promis de stabiliser le pays. Nous y sommes parvenus", a souligné le président du PS, Paul Magnette.

Le président du MR, Charles Michel, a mis en avant le "fédéralisme de coopération" que faisait advenir cet accord et la résolution des problèmes qui "empoisonnaient les relations entre le fédéral et les entités fédérées".

Aux yeux de Marcel Cheron (Ecolo), le travail accompli était "vital". "Les Verts n'ont pas fui leurs responsabilités", a-t-il fait observé, en pointant du doigt la N-VA qui a refusé à l'été 2011 de s'engager dans des négociations.

Le président du CDH, Benoît Lutgen, a quant à lui évoqué l'avenir. "L'essentiel, maintenant, c'est de conserver cette énergie et de la consacrer à des projets qui portent sur l'emploi, la réforme fiscale, l'avenir des jeunes".