"La diplomatie flamande est fragmentée et inefficace "

Le budget du réseau flamand de diplomates et représentants à l’étranger a atteint l’année dernière 31,3 millions d’euros. La Flandre emploie quelque 120 personnes à l’étranger. Mais selon le professeur en droit international de la KUL et président de la commission consultative stratégique Internationaal Vlaanderen (SARIV), Jan Wouters, la diplomatie flamande n’est pas suffisamment efficace.

Interrogé par le quotidien De Tijd, Jan Wouters indique que ce problème ne concerne pas uniquement les relations avec la diplomatie belge. Pour lui, la collaboration entre les différentes sortes de représentants flamands a également besoin de s’améliorer.

Le réseau flamand de l’étranger est constitué de représentants du gouvernement flamand, du secteur économique flamand et du Tourisme (Toerism Vlaanderen). Chacun de ces représentants doit rendre ses rapports auprès de son siège à Bruxelles.

"Nous exportons nos divisions. Les différents représentants ne travaillent structurellement que très peu ensemble et protègent parfois certains de leurs dossiers", souligne Jan Wouters.

En Afrique du Sud par exemple, les représentants du gouvernement flamand, du secteur économique et de l’aide au développement suivent tous la situation politique sur place. Leur collaboration dépendrait trop de coïncidences et des relations personnelles. Par ailleurs, leur manque de coopération avec les diplomates fédéraux illustre une fois de plus l’inefficacité de leur travail, pointe-t-il encore du doigt.

Selon le professeur de la KUL, les relations entre les diplomates belges et flamands varient énormément alors que les discussions sur de nouveaux accords de coopération entre les autorités flamandes et fédérales durent maintenant depuis plusieurs mois.

Jan Wouters plaide en faveur d’une meilleure distribution des tâches. "Quand il s’agit d’activités entre deux acteurs du monde du business, il revient aux représentants économiques de prendre l’initiative. S’il est question d’un lien entre le monde du business et le gouvernement, il est alors question d’une bonne coopération additionnée d’un respect mutuel des compétences", conclut-il.